Lancement
de la campagne
de pare-feux
Pour protéger les pâturages contre les feux de brousse
qui menacent déjà le Gorgol, les deux Hodh et le
Brakna, la campagne nationale de pare-feux a démarré lundi
07 novembre. Dans le cadre de cette campagne, le ministre du
développement rural et de l'environnement a visité,
dimanche dernier, la zone de Mouwja nord aux environs de Selibaby.
Cette zone renferme plusieurs projets de construction de pare-feux
dans le cadre du programme de gestion des ressources naturelles
financé par la RFA au Guidimagha et au Hodh El Gharbi.
Institution de la CENI
Le projet d'ordonnance instituant la Commission Nationale Electorale
Indépendante (CENI) a été adopté mercredi
en conseil des ministres. La CENI, promesse du CMJD au lendemain
du coup d'Etat du 03 août, devient ainsi effective.
Le conseil a également validé les conclusions
des journées nationales de concertation qui seront
intégrées, après adoption par le CMJD,
dans le rapport définitif des comités interministériels.
La prochaine étape sera peut être une ordonnance
intégrant la proportionnelle intégrale aux
municipales et partielle aux législatives dans le
bloc de légalité.
Lancement du PGRN
La commune de Hassi Cheguar (Guidimagha) a été le
théâtre, dimanche dernier, du lancement du projet
de gestion des ressources naturelles (PGRN) à travers
la préservation des eaux et du sol. Ce projet, financé par
le République Fédérale d'Allemagne, a
pour objectif, entres autres, la réhabilitation des
capacités productives de la zone pour la gestion durable
des ressources naturelles. Pour ce faire, il sera réaliser
des ouvrages d'épandage des crues sur 18 bassins versants
avec une superficie totale aménageable de 9000 à 10
000 hectares.
Mauritanie-FMA
10 Milliards pour la balance
des paiements
Un accord de prêt sans intérêt d'une valeur
de 10 milliards d'ouguiyas, remboursable au bout de 7 ans avec
une période de grâce de trois ans et demi, a été signé entre
la Mauritanie et le Fonds Monétaire Arabe (FMA). Ce
prêt servira à appuyer la balance de paiement
dans notre pays.
Lutte contre le SIDA
La caravane des religieux
Le départ de la caravane des ulémas, imams et
huffadh (réciteurs de coran) agissant dans le cadre
de la lutte contre le SIDA, a été donné,
vendredi dernier, à Nouakchott. La caravane qui a pour
mission de sensibiliser les populations des pays traversés
sur la prévention contre le SIDA comprend des religieux
maliens, sénégalais, nigériens, nigérians
et mauritaniens. Elle est financée par l'ONG internationale " AWARE "
Lutte contre l'analphabétisme
Beaucoup de bruit et
peu d'efficacité
Malgré tous les tapages médiatiques et les grands
fonds qui lui ont été alloués, le programme
de lutte contre l'analphabétisme n'a atteint que 5%
seulement de ses objectifs. " Ces mots du ministre chargé de
la lutte contre l'analphabétisme dans une interview
au quotidien national Horizons sont un sérieux coup
porté aux tenants de l'inventaire des années
Taya au sein du PRDS. La lutte contre l'analphabétisme était
le sujet favori avant le putsch. Si elle en est seulement à 5%
, le bilan est largement catastrophique. A moins que les alphabétiseurs
de Monguel (2000 femmes tirées de l'ignorance en quelques
mois) ne démentissent le ministre.
Mouvement des DREN
Pas de prime à la gestion
Le Mouvement d'affectation des Directeurs Régionaux
de l'Education nationale, intervenu quelques jours après
la rentrée des classes a été beaucoup
critiqué dans les milieux scolaires. La programmation
choisie, après les ouvertures, au moment où le
travail était engagé, a été jugée
inopportune.
De l'avis de beaucoup de cadres et enseignants, ce mouvement
a consacré des DREN qui avaient des problèmes
dans leurs régions et qui ont par moment fait la une
de la presse du fait de mini scandales. Par contre, ceux qui,
selon eux devaient être maintenus à leurs postes
pour la rigueur de leur travail, n'ont pas été gâtés.
A titre d'exemple, ils citent le DREN du Trarza, Ghaithi Ould
Mome, envoyé au Tiris Zemmour.
Il a dirigé la DREN du Trarza sans incident majeur et était
en bons termes avec le corps enseignant, les IDEN et les parents
d'élèves. Mieux, lors de la passation de service,
il a été constaté qu'il a laissé plus
de 25 millions d'ouguiyas de son crédit de fonctionnement.
En ces temps de bonne gouvernance, d'assainissement de l'administration
et de lutte contre la pauvreté, des fonctionnaires d'une
telle probité devaient être encouragés
et non envoyés dans une région réservée
a ceux qui méritent des sanctions
M.T flouée
La fête est l'occasion rêvée pour les commerçants
et autres vendeurs occasionnels de faire de bonnes affaires
et d'écouler tous leurs stocks. Ces stocks comportent
parfois des produits qui ne valent pas grand chose mais qui,
malgré tout, se vendent comme de petits pains. Et ce
sont les consommateurs qui foncent sur ces produits la tête
baissée qui paient les pots cassés. Les victimes
de cette arnaque se comptent par centaines et beaucoup de gens
perdent ainsi leur argent.
M.T, une jeune coiffeuse habitant à El Mina a été roulée à la
veille de la fête par une commerçante qui lui
vendit un sac à main et des chaussures à 8.000
UM. En réceptionnant ces articles brillants de tous
feux, M.T se vantait d'avoir fait une bonne affaire en acquérant
des articles de mode.
Le jour de la fête, M.T qui était pressée
d'endosser ses nouvelles chaussures dut très vite déchanter
car les chaussures qu'elle avait acquises à prix d'or
avaient cédé avant même qu'elle ne franchisse
la porte de la maison. Et il s'avéra très vite
que ces chaussures qu'elle croyait exceptionnelles ne valaient
pas grand chose. En rongeant son mal en patience, M.T jura
qu'elle ira récupérer son argent avec la commerçante.
Mais c'était là compter sans la loi en vigueur
sur le marché, une loi qui ne laisse aucune chance à l'acheteur
une fois la transaction effectuée.
Des victimes comme M.T on en compte par centaines pendant les
fêtes où les commerçants profitent de la
hausse exponentielle de la demande pour écouler tous
leurs produits y compris ceux qui laissent à désirer.
Algérie:
regain de violence lors
du ramadan, 65 morts
ALGER (AFP) - 02/11/2005 10h38
Le ramadan 2005, observé en Algérie du 4 octobre
au 2 novembre, a enregistré un net regain de violence
avec 65 morts, malgré l'adoption par référendum,
il y a plus d'un mois, d'une charte pour la paix censée
y mettre fin.
Cette flambée de violence est imputée par la
presse au Groupe salafiste pour la prédication et le
combat (GSPC), proche d'Al-Qaïda, qui marque ainsi son
rejet de la réconciliation nationale du président
Abdelaziz Bouteflika.
Le mois sacré de ramadan est considéré comme
propice au "djihad" (guerre sainte) par les groupes
armés islamistes. Durant le ramadan 2004 (15 octobre
- 15 novembre), 40 personnes avaient été tuées
en Algérie. Celui de 2003 (26 octobre - 25 novembre),
avec 63 morts, avait été marqué par une
nette baisse du nombre de victimes au regard des bilans enregistrés
depuis le début des violences islamistes en Algérie
en 1992.
Le ramadan 2000 (27 novembre - 26 décembre) avait ainsi été marqué par
l'assassinat de 340 personnes. Le plus sanglant des ramadans
a été celui de 1997, avec un millier de morts,
en majorité des civils assassinés.
Une "Charte pour la paix et la réconciliation nationale" a été adoptée
le 29 septembre par référendum avec plus de 97%
des suffrages. Elle doit mettre fin aux violences qui ont fait
depuis 1992 plus de 150.000 morts et des milliers de disparus
en Algérie. Elle prévoit, notamment, l'extinction
des poursuites judiciaires à l'encontre de "tous
les individus qui mettent fin à leur activité armée
et remettent les armes en leur possession", tout en excluant
ceux "impliqués dans des massacres collectifs,
des viols ou des attentats à l'explosif dans des lieux
publics".
Les autorités estiment à un millier le nombre
des islamistes armés encore dans les maquis, escomptant
la reddition d'au moins la moitié dans le cadre de la
mise en oeuvre de cette charte dont les textes d'application,
plus d'une vingtaine, ne sont pas encore parus. Le GSPC, le
seul groupe armé structuré, en compterait le
plus grand nombre, entre 500 et 700 hommes, cantonnés
dans l'est algérien et en Kabylie, selon des estimations
de la presse.
Le restant engloberait une centaine d'éléments
d'un groupuscule dissident du GSPC, "Houmat daawa salafia" (HDS,
les défenseurs de la prédication salafiste),
dans les régions d'Aïn Defla et Relizane, à l'ouest
d'Alger ainsi que quelques dizaines d'irréductibles
du Groupe islamique armé (GIA), démantelé par
les forces de sécurité. Des dizaines d'autres
seraient dans le Sahara sous la coupe de Mokhtar Belmokhtar
dit "Belaouar" (le borgne) s'adonnant à la
contrebande aux frontières avec le Mali et le Niger.
Belaouar n'a plus le vent en poupe depuis l'arrestation de
son chef, Amari Saïfi, dit Abderrezak le Para, par des
rebelles tchadiens en mars 2004 et sa remise aux autorités
libyennes qui l'ont livré aux Algériens en octobre
2004. Jugé pour une des nombreuses affaires dont il
est accusé, il a été condamné à la
prison à vie en juin. Il doit être jugé pour
l'enlèvement, l'été 2003 dans le Sahara
algérien, de 32 touristes européens.
Le GSPC, quoique affaibli par la perte de son chef Nabil Sahraoui,
tué avec quatre de ses adjoints par l'armée en
juin 2004 dans les maquis de l'Akfadou, près de Béjaïa
(260 km à l'est d'Alger), reste encore dangereux. Dirigé actuellement
par Abdelmalek Dourkdal, alias Abou Mossaâb Abdelouadoud,
il a étendu ses opérations à l'étranger
en attaquant, le 4 juin, une base militaire en Mauritanie,
tuant 15 soldats.
Le "mufti" du GSPC
se rend à Jijel
Issam Laouer, considéré comme le dernier des
anciens officiers exégètes du terrorisme, s'est
rendu vendredi aux forces de sécurité. Il est à l'origine
de fetwas légitimant assassinats, embuscades et attentats,
notamment à l'est du pays.
Alors que l'opinion publique reste dans l'attente de l'effet
boule de neige que le référendum du 29 septembre
dernier est censé créer, les redditions se font
rares. En effet, on est loin des "massives" descentes
ayant suivi les fameuses rahma et concorde civile ou encore
celles amorcées durant l'été 2004 suite à un
travail de fourmi ayant ciblé les "éléments
de la troupe" et quelques "émirs de premières
catégories". Pis, les actes terroristes ont redoublé d'intensité ces
derniers jours. À l'est du pays, il ne se passe pas
un jour sans qu'un acte terroriste ne soit signalé à Skikda
ou à Jijel.
Le week-end dernier, c'est un "émir", et non
des moindres, un commissaire politique version GSPC, qui vient
de se rendre aux autorités. Ainsi c'est carrément
un commanditaire d'assassinats qui a pu comprendre, en lisant
entre les lignes, que le texte soumis à référendum
l'absout de ses crimes.
Ainsi, I'identité du terroriste qui s'est rendu vendredi
dernier aux services compétents de la wilaya de Jijel
est désormais connue. Il s'agit de l'officier exégète
du GSPC de toute la région. Ses décrets étaient
destinés aussi au reste des maquis de la région
est, notamment ceux limitrophes de Constantine où il
a fait ses débuts d'activiste. Dans l'organigramme des
groupes armés, il s'agit, avec l'"émir" militaire,
du premier responsable des maquis. C'est à partir de
ses fetwas décrétées que les "opérationnels" mènent
leurs actions les plus sanguinaires.
Après avoir activé à Constantine, il s'est
replié dans le maquis de Jijel après les coups
de butoir portés aux cellules urbaines de terrorisme
par les forces de sécurité.
Issam Laouer, c'est bien de lui qu'il s'agit, a rejoint les
premiers maquis terroristes en 1992. Il s'est imposé au
sein de la nébuleuse en s'évadant de sa prison
en creusant un tunnel. Il a été cité dans
plusieurs affaires de terrorisme. La plus médiatique
est l'organisation de l'attentat à l'explosif qui a
secoué le campus universitaire de Constantine dès
le début de la subversion. Ce fut en1994 quand le rectorat,
un lieu de rassemblement public par excellence, situé au
14e étage de la tour, fut ébranlé par
une forte explosion. Il est aussi cité dans plusieurs
autres attentats ou tentatives d'attentats ayant ciblé d'autres édifices
publics dans la capitale de l'est.
Des actions qui ont rendu Constantine ville morte une fois
les coups de 18 heures. On se souvient que plusieurs institutions
et administrations, dont les responsables sont hantés
par les sacs piégés, ont délocalisé leur
siège vers d'autres villes plus clémentes à l'époque
telles que Annaba.
Issam Laouer est le dernier des plus anciens officiers exégètes
des maquis terroristes. À l'est du pays, I'avant-dernier
exégète "A. L." a signé sa reddition
en 1999 lors de I'autodissolution de l'AIS. Durant l'été 2004,
les maquis de Jijel ont connu une véritable hémorragie
avec la reddition de près de 60 terroristes qui ont
répondu favorablement au travail d'approche effectué par
les services compétents via leur famille. Le "dabit
echariai", lui, s'est rangé, selon des sources
proches de la mouvance, du côté des durs décrétant "mourtad" tous
ceux tentés par un quelconque rapprochement avec le "taghout".
Vendredi dernier, le terroriste, âgé de 34 ans,
s'est rendu aux autorités militaires de la wilaya de
Jijel. Il a remis lors de sa reddition un pistolet-mitrailleur
de type Kalachnikov et trois chargeurs. Toutefois, une question
reste posée.
La dernière vague d'attentats commis à Jijel
a-t-elle une quelconque relation avec cette reddition?
(Liberté 07/11/2005)
Lutte contre le SIDA
La caravane à Boghé et Aleg
La caravane du réseau des religieux d'Afrique de l'Ouest
et du Centre pour la lutte contre le SIDA est arrivée à Aleg
et Boghé respectivement les 5 et 6 novembre 2005.Cette
caravane qui comprend des religieux de la Mauritanie, du Sénégal,
du Mali, du Niger, du Burkina et du Nigeria a pour objectif
de sensibiliser les imams et les populations sur le problème
de la stigmatisation et la discrimination des personnes vivant
avec le VIH/SIDA.Ces leaders religieux de diverses nationalités
ont rencontré les imams et ont tenu des meeting de sensibilisation à l'intention
des jeunes. Ils ont à cette occasion fait des exposés
détaillés sur la maladie du SIDA (ses modes de
transmission, ses manifestations et ses conséquences
socio-économiques) en insistant sur la prévention
et sur le danger que représente la stigmatisation des
PVVIH."Le musulman doit se solidariser avec les malades
du SIDA et combattre les préjugés qui entourent
ceux-ci" ont-ils indiqué. Cela est d'autant plus
vrai que les PPVIH et les malades bénéficient
aujourd'hui d'une prise en charge médicale, psychologique
et sociale gratuite au Centre de Traitement Ambulatoire de
l'Hôpital Sabah de Nouakchott alors qu'auparavant le
coût du traitement avoisinait 300 000 UM par mois (Information
recueillie auprès de Mme Ball Fatimata du CNLS).Notons
enfin que des personnes mauritaniennes vivant avec le VIH ainsi
que des artistes ont accompagné la caravane.
Abdoulaye Alassane C/P Brakna
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