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QUOTIDIEN
GSPC algérien et Salafistes mauritaniens
Comment la relation fut établie ?
Les premiers contacts établis entre des jeunes salafistes mauritaniens et le Groupe Salafiste pour la Prêche et le Combat (GSPC algérien), remontent en fait à la fin de l'année 2003.
Un mauritanien surnommé (Tarek) et un sahraoui (Ould Lewlad) surnommé "Maouiya", ont joué le rôle de rabatteurs pour le compte du GSPC. Et il est tout de même curieux de constater que d'autres rabatteurs opéraient à la même période dans le cadre de la "filière Koutiala". Cette filière recrutait des combattants pour les putschistes du 8 juin. Mais contrairement au salafistes, les recrues jihadistes étaient acheminées vers un camp situé au Nord de la Côte d'Ivoire et empruntaient un axe passant par Tintane (au Hodh El Gharbi) vers Zegwa (au Mali) avant d'arriver dans une partie du territoire ivoirien occupé par les Forces Nouvelles. En tout cas, dés février 2004, des salafistes mauritaniens (avec ou sans l'assentiment de l'organisation jihadiste mauritanienne créée en 2000 et au palmarès plutôt maigre) étaient embarqués suivant un circuit double en trois petits groupes (dont l'un au mois de mai 2005) à destination des bases du GSPC en territoire malien. C'est par les axes Nema /Fassala/ Tombouctou et Nema /Bassiknou en direction d'une zone du territoire malien avoisinante du "sondage Hamada Ould Derwich" que les recrues salafistes étaient passées. C'est précisément dans cette dernière zone que des jeunes salafistes mauritaniens natifs pour la plupart de la fin des années 70 rencontreront Abderrazak le Para quelques semaines avant sa capture au Tchad. C'est Abderrazak le Para lui-même qui demandera aux candidats mauritaniens au Jihad en Irak et en Afghanistan de se former militairement d'abord, avant d'envisager le jihad. Et c'est également dans cette zone non loin d'un puits dénommé "Inchaye" qu'aura lieu un accrochage avec l'armée malienne à l'issue duquel l'un des mauritaniens (Hassan) a été blessé. Puis ce fut une randonnée de 10 jours dans le désert mauritano-malien. Les combattants du GSPC et leurs nouvelles recrues mauritaniennes, après des passages par El Ghatara, Hassi Sadraya et Hassi Jmel arriveront en territoire algérien. Entre-temps Abderrazak le Para était tombé en captivité aux mains des rebelles tchadiens et la Zone 5 du GSPC a été placée sous le commandement d'un Abdel Hamid Abou Zeid qui n'avait pas semble-t-il, l'ascendant de son predecessur. La cohabitation entre certains salafistes mauritaniens et algériens était depuis, devenue difficile. Des salafistes mauritaniens reprochaient à leurs amis algériens leur faible degré d'instruction religieuse. Les deux groupes étaient soudés en partie par l'instinct de conservation face à la traque menée par l'armée algérienne. Quant ils arrivent à sortir du blocus imposé sur eux dans la montagne de Tessalit (Algérie), après plusieurs accrochages avec les soldats algériens, un groupe de salafistes mauritaniens refuse de faire allégeance au GSPC (Esm'ou Wa Ta'a ) et exigent de revenir en Mauritanie. Le GSPC les achemine vers Tombouctou. De Tombouctou ils regagnent le pays. Dés leur retour, début avril 2004, sept d'entre eux seront arrêtés par les forces de sécurité mauritaniennes. Mais une dizaine parmi eux sont restés avec les islamistes algériens. Ont-ils participé à l'attaque de Lemgheiti à l'issue de laquelle le GSPC déclara sur son site internet avoir voulu venger "les frères arrêtés en Mauritanie" ? Rien n'est exclu, tant la conception du jihad au niveau des salafistes mauritaniens diverge d'un groupe à un autre. Et particulièrement chez ceux, qui ont accepté de faire allégeance au GSPC. En effet, si certains salafistes estiment que le jihad est un devoir uniquement contre les envahisseurs mécréants des pays musulmans, d'autres, dont ceux l'école algérienne pensent au contraire, que le jihad commence d'abord contre les gouvernements locaux considérés comme des suppôts de l'occident.

IOM

Point de presse du Porte-parole du Gouvernement:
" Il s'agit maintenant de lutter contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme"
Après une longue absence, M. Hamoud Ould Abdi, Ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement, Porte-parole du Gouvernement a repris, depuis la semaine dernière, son point de presse hebdomadaire du mercredi, dans lequel il fait le résumé des travaux du Conseil des Ministres et se prête, devant une pléthore de journalistes, au jeu des questions-réponses.
Le grand remue-ménage au sein du Ministère de la Santé, attendu depuis le temps d'Isselmou Ould Abdel Kader, mais remis, à chaque fois, à plus tard, n'a pas été évoqué lors de cette conférence de presse. Il est vrai que les questions posées par les journalistes et développées par le Porte-parole du Gouvernement ont surtout porté sur les islamistes et l'attaque de Lemgheiti.

Les islamistes et leur financement
Répondant à notre question de savoir pourquoi l'Etat, sachant que la problématique du financement reposait au départ sur d'énormes financements étrangers versés à certaines personnalités religieuses pour le prêche et les actions humanitaires, n'avait pas été analysée à temps, le Ministre affirmera que l'Islam dans notre pays a toujours été authentique, pur, originel, sans interprétation autre que celle qui découle du Livre Saint et de la Sunna, paroles et actes du Prophète Mohamed,
Paix et Salut sur Lui. L'on comprend également, dira-t-il, que les 730 mosquées construites à Nouakchott aussi bien par l'Etat que par des associations et des personnalités dont les motivations sont multiples, soient, bien entendu, considérées comme les Maisons d'Allah. D'ailleurs, le Conseil des Ministres de ce mercredi a examiné et approuvé un projet de loi relatif à l'organisation et la gestion des mosquées ainsi qu'à la lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme. Ce projet de loi permettra de lutter efficacement contre le financement de l'activité terroriste à laquelle sont destinés ces fonds, selon le ministre pour qui les groupements islamistes travaillent sur le long terme. Vous avez constaté qu'ils ont volé à main armée un véhicule appartenant à l'ONG World Vision vol, qu'ils finiront par avouer aux enquêteurs auxquels ils vont indiquer le lieu où il se trouve. Ils ont, en outre, attaqué la brigade de gendarmerie d'Aïoun pour voler des armes et ont enfin commis l'agression barbare de Lemgheiti où des éléments de nos vaillantes forces armées ont été tués alors que d'autres ont été blessés ". Tout cela a été perpétré au nom de l'Islam, mais de quel Islam ? Lorsque la question avait été posée à l'un de leurs chefs dans un pays voisin, il avait répondu qu'il tuait parce qu'une fatwa l'y autorisait ? Quelle fatwa peut donner un tel avis, quand on sait que le sang du musulman est interdit et que la vie ne doit pas être ôtée que par le droit, fut-elle celle d'un animal ! Nous sommes dans un Etat de droit et nous mettons l'intérêt de la nation au-dessus de toutes autres considérations et nous serons chaque jour plus déterminés à défendre son intégrité et sa souveraineté pour que soient préservées l'unité, la cohésion sociale, la justice, la liberté et la démocratie.
A noter enfin que lors de ce conseil des Ministres, il sera question d'un projet de loi autorisant le Président de la République à ratifier l'accord entre la RIM et une société chinoise pour l'étude et la réalisation de l'aéroport international de Nouakchott dont les travaux débuteront l'année prochaine et dont le coût est supporté à 80% par les Chinois et à 20% par l'Etat Mauritanien.
Un projet de loi relatif à la protection du patrimoine culturel, notamment, aux manuscrits, sera également examiné et approuvé ainsi qu'un projet de décret relatif au renouvellement des permis de recherche de diamant au Tiris Zemmour, à Dakhlet-Nouadhibou et en Inchiri.
Au sujet de la fréquentation des bibliothèques et des différentes salles de lectures, le Ministre affirmera que parmi les visiteurs des maisons du livre, cette semaine à Nouakchott, on a dénombré 1.388 lecteurs scientifiques, 2.122 littéraires, 1.190 lecteurs de livres islamiques et 4.179 lectures de divers autres livres.

Mohamed Ould Khattat

Terrorisme
Un mauritanien recherché par les saoudiens
Abdellahi Ould Mohamed Sidi un mauritanien âgé de 37 ans, figure sur la liste de 36 recherchés par les autorités saoudiennes dans des affaires de terrorisme.
Son nom s'ajoute ainsi à celui de plusieurs autres mauritaniens dont Abou Hafs Al Mouritani, recherché par les américains.

Islamistes
Les familles organisent une journée de solidarité au RFD
Le siège du Rassemblement des Forces Démocratiques (RFD) a abrité la matinée du mercredi une manifestation de solidarité avec le Cheikh Ould Dedow et ses compagnons. Cette manifestation organisée par le collectif des familles des détenus a été introduite par des versets du Saint Coran avant que la parole ne revienne à des personnalités nationales, des représentants de partis politiques et de la société civile. Mohameden Ould Babah vice-président du RFD a été le premier à intervenir.

Il rendra hommage à Mohamed El Hacen Ould Dedow considérant que son emprisonnement, lui et ses compagnons, constitue pour eux un honneur et une médaille. Puis ce fut le tour de Oumd El Mouminine mint Ahmed Salem de lire un communiqué au nom de familles des détenus dans lequel elle a déclaré que "depuis l'arrestation du Cheikh Mohamed El Hacen Ould Dedow, de l'Ambassadeur Moctar Ould Mohamed Moussa et de leurs collègues, certaines figures du pouvoir se sont succédées devant l'opinion nationale avec communiqué ou déclaration en fabriquant de fausses accusations .Ces déclarations ont pris un tournant d'exagération avec l'intervention du ministre de l'intérieur quand il a prétendu sans la moindre preuve l'existence d'une direction et des commanditaires de ce qu'il a appelé "le groupe mauritanien pour la prédication et le combat " citant les noms de Cheikh Mohamed El Hacen Ould Dedow, Abdellahi Ould Eminou, Mohamed Sidiya Ould Jdoud et Mohamed Oud Ahmed dit Chaer"
Devant ces déclarations, Oum El Mouminine, a au nom des familles des détenus présenté des exemples des dires du Cheikh illustrant sa méthode et sa vison et déclarant que le regime ne fait que reproduite "mensonges et calomnies" tant qu'il n'a pas apporté les preuves, qui ne peuvent pas se limiter à des imprimés tirés d'internet. A noter que plusieurs autres interventions ont eu lieu au cours de ce rassemblement dont celles des présidents du PLEJ, du PCD, ainsi que celles de Mohamed Fadel Ould Sidiya au nom du FP, de Mahfoudh Ould Bettah, de Diawara Gagny, de Mohamed Vall Oumd Oumere, de Mohamed Mahmoud Ould Aboulmaaly et en fin l'intervention touchante de la mère de Abdellahi Ould Eminou . A la fin des interventions des communiqués de solidarité émanant de personnalités islamiques étrangères dont Cheikh Youssef El Ghardawi, Cheikh Rached El Ghallouchi, Cheikh Hamza Erissouny , Cheikh Hamza Mansour, Cheikh Abdella jaballa et d'autres ont été lus . Un livret prsentant le Cheikh Ould Dedow et se positions a été également distribué à l'assistance.

Pétrole
La barre symbolique de 60 $, et après?

La flambée continue des cours du pétrole ralentit, inexorablement, la croissance économique mondiale, notamment, en Europe où l'euro, de plus en plus faible par rapport au Dollar depuis le " doute " inquiétant qui plane sur l'Union Européenne (U.E ) suite à l'enlisement du Traité Constitutionnel et au fiasco du dernier sommet de Bruxelles, ne permet plus d'absorber l'onde de choc de l'or noir.
Le baril du pétrole à 60 Dollars ( double du niveau d'avant l'occupation de l'Irak ), le vendredi 24 juin à New York, record historique qui risque bien d'être dépassé, voilà une raison supplémentaire d'inquiétude aussi bien pour l'Europe que pour le reste du monde.

La croissance économique en sursis
En effet, à titre de comparaison, depuis janvier 2005, le baril de Brut (en Dollar) à New York se singularise par une progression de 38 %(1), alors que libellé en euros, le prix du pétrole a augmenté d'environ 60 %(2) pour la même période, ce qui remet déjà en cause les taux de croissance prévisionnels de plus d'un pays européen.
Par ailleurs, les ménages des pays riches comme des pays pauvres ont d'ores et déjà ressenti l'effritement progressif de leurs revenus réels compte tenu de l'augmentation des prix de l'essence à la pompe.
Les transports aériens et terrestres n'ont pas été épargnés, vu l'élasticité négative des dérivés du pétrole, gazole et kérosène, se traduisant par un accroissement net de leurs coûts respectifs.
C'est ainsi que pour la quatrième fois en un an, British Airways, va augmenter dans cette semaine le prix de ses billets en prévision de l'alourdissement de sa facture de kérosène, qui devrait atteindre 1,6 milliards de Livres(3) sur l'exercice en cours, soit 450 millions de plus qu'en 2004-2005.
Air France a déjà augmenté sa surtaxe à trois reprises depuis mai 2004(4), et se trouve actuellement dans l'expectative…
D'autres compagnies suivront, inéluctablement, cette tendance, si l'on sait que le kérosène représente près de 20 % des coûts d'exploitation dans le secteur du transport aérien.
Dans ce contexte de mini-choc pétrolier, l'Afrique, déjà défavorisée par une lente détérioration des termes de l'échange, verra, probablement, ses efforts de développement et de bonne gouvernance lourdement pénalisés par l'envol exceptionnel du prix du pétrole.
En revanche, pour la Mauritanie, qui s'est engagée, avec le troisième Millénaire, dans l'aventure pétrolifère au moment où les cours de l'or noir étaient encore moyens, tout semble aller pour le mieux et dans le meilleur des mondes.
En effet, notre pays, de l'avis des analystes, pourrait bien rejoindre, en 2006, les dix premiers producteurs africains de pétrole, avec une production pouvant même dépasser celle du Cameroun (100 000 barils par jour ).
Ainsi, avec des cours de pétrole au top niveau, fiscalités et royalties non négligeables viendront renflouer les caisses de l'Etat et relancer une économie encore sous la grâce de l'annulation de la dette multilatérale de la Mauritanie à l'égard des grandes Institutions Financières Internationales ( conf. Nkc Info n° 793 ).
Peu peuplé (moins de 3 millions d'habitants ), le pays pourra utiliser cette manne pour renforcer les secteurs de l'Education, de la Santé, généraliser les services sociaux de base, venir à bout de l'ignorance et de la pauvreté, et pourquoi pas transformer ce grand désert en une vaste Oasis. Désormais, tous les espoirs sont permis.
L'Europe qui cherche de nouveau ses marques, commence déjà à lorgner du côté de la Banque Centrale Européenne (BCE ) pour une hypothétique baisse du Taux Directeur, maintenu à 2 % depuis juin 2003(5), si les indicateurs restent au rouge, situation propice à un retour inflationniste tant redouté.
Quant aux pays pétroliers, et plus particulièrement le cartel des 11 pays de l'OPEP ( 40 % du Brut mondial ), bien qu'ils tirent des revenus supplémentaires non négligeables de la flambée des prix du pétrole ; demeurent toutefois assez réalistes et privilégient la stabilité de l'or noir plutôt que d'assister impuissants à un éventuel fléchissement de la croissance économique mondiale aux conséquences incalculables.
Mais, ce n'est qu'un souhait, faudrait-il encore qu'ils aient les moyens de leur ambition ?
Ce qui nous amène, tout naturellement, à nous interroger sur les causes des accès réguliers d'augmentation des cours du pétrole qui commencent, franchement, à perdurer.

Les causes du choc…
Les spécialistes du marché de l'énergie, imputent, dans une large mesure, cette hausse phénoménale à l'exiguïté des capacités de production et de raffinage, souvent limités par des facteurs politiques, économiques, environnementaux, et nécessitant un temps assez long pour leur réalisation. Ceci est d'autant plus vrai qu'aucune raffinerie de pétrole n'a été construite en Europe ni aux USA ces trente dernières années et qu'une partie d'elles sont inadaptées au Brut lourd, seul élément disponible en quantité pouvant renfloué le niveau de la production actuelle.
A cela, s'ajoute une demande mondiale soutenue depuis 2004, du reste, revigorée par l'appétit d'ogre de la Chine ( deuxième consommateur mondial de l'énergie pétrolière après les Etats-Unis d'Amérique ), qui est, de surcroît, entrain de reconstituer ses réserves stratégiques de pétrole, et dont les insuffisances en matière d'Electricité comment à se faire ressentir avec de plus en plus d'acuité.
L'Amérique qui se targue d'une santé économique appréciable, voit sa demande énergétique dans une phase, toujours, ascendante, malgré des prix de pétrole jamais atteints.
Le rapport hebdomadaire de l'Institut Américain du Pétrole ( API ) a mis en évidence que les stocks américains, fort heureusement, demeurent dans les limites des prévisions et n'influenceront pas un marché déjà fébrile.
Cependant, des signes précurseurs d'un malaise sont toujours perceptibles quant on sait qu'aujourd'hui, les raffineries américaines tournent à 96 % de leur capacité, celles des pays exportateurs de pétrole (OPEP ), quasiment en plein régime, ce qui fait qu'un accroissement ( très probable ) de la demande ne pourrait être couverte par l'offre énergétique dans le cours terme.
L'arrivée de l'ultra-conservatueur Mahmoud Ahmadine Jad à la tête de la présidence de Iran ( deuxième producteur de l'OPEP ), son discours controversé sur le nucléaire, et la montée des activités spéculatives sont des facteurs aggravants.
En fin, l'arrivée de l'hiver dans l'hémisphère Nord en fin d'année n'arrangerait certainement pas les choses…et tout autre événement (grève, sabotage, etc. ) perturbateur d'un maillon de la chaîne de production pétrolière pourrait facilement doper, à nouveau, les cours du pétrole.
L'Agence Internationale de l'Energie (AIE ) qui table sur une progression de 2,2 % de la demande mondiale de pétrole à 84,3 millions de barils par jour pour l'année en cours, tire, en sourdine, la sonnette d'alarme contre une éventuelle pénurie de Brut dans le dernier trimestre de l'année.
L'annonce à Vienne, le 15 juin passé, de la hausse de la production quotidienne de l'OPEP à 28 millions de barils par jour n'a eu que très peu d'effets sur le marché, car les quotas conventionnels du cartel étaient déjà dépassés.
Aujourd'hui, la seule marge de production supplémentaire est estimée à 1,5 millions de barils par jour où l'Arabie Saoudite détient la part léonine.
Dans cette perspective, le Président du cartel, Ahmed Fahd Al Ahmed Al Sabah n'exclut plus une augmentation de 500 000 barils par jour pour stopper l'envolée des cours du pétrole qui reprend, ces derniers temps, tous les droits liés à son sobriquet " d'or noir ".
Mais, pour le moment la prudence semble de mise un peu partout en attendant que le marché seul maître à bord tranche de lui même.
Source: (1) , (2) , ( NYSE : BAC-actualité ); (3) ( London : BAY. L-actualité ); (4) ( FR 000003112-actualité ) ; (5) ( BCE)

Mohamed Ould Ahmed E.
medahmedd@yahoo.fr

Le Capitaine Ely Ould Dah jugé aujourd'hui à Nîmes

Le procès du capitaine Ely Ould Dah accusé d'actes de torture dans les années 1990-1991 commence aujourd'hui devant la cour d'Assises de Nîmes. Le procès se déroulera selon la procédure de "défaut criminel", communément appelée "contumace" parce que l'accusé, arrêté et placé sous contrôle judiciaire alors qu'il se trouvait à l'époque sur le territoire français à l'occasion d'une formation militaire organisée par l'armée française, est revenu en Mauritanie en avril 2000. C'est sous l'impulsion de la FIDH et de la Ligue française des droits de l'Homme et du citoyen (LDH) que la procédure a commencé le 4 juin 1999 par la demande de l'ouverture d'une information judiciaire à l'encontre du capitaine Ely Ould Dah. Ce procès est la première application, en France, du mécanisme dit de "compétence universelle".

Correction du Bac 2005
Le pied de grue des profs!

La situation de blocage qui opposait les professeurs correcteurs du bac 2005 à leur direction de tutelle a finalement trouvé une issue. Observant un arrêt de travail depuis lundi passé, ces correcteurs ont finalement trouvé un consensus avec la Direction des examens et de l'évaluation. Il faut souligner que depuis ces dernières années, le MEN (Ministère de l'Education Nationale) a visiblement du mal à contenir la grogne des profs. Relégués à un second plan, souvent surchargés et mal payés, les professeurs de l'enseignement secondaire expriment depuis quelques temps un malaise qui se fait chaque jour plus grand. Pourtant, comparées aux années précédentes, où ils étaient indemnisés, pour la correction, à mince hauteur de 1500 Um, les correcteurs du bac ont dû incontestablement noter avec allégresse les progrès notoires des années 2003, 2004 et 2005. En 2005, le correcteur était payé 5000Um pour la session .La direction des examens ne manque d'ailleurs jamais l'occasion de faire observer ces écarts.
Mais ce qui a déclenché de nouveau l'ire des profs, c'est, disent-ils, la déclaration publique, émise à la télévision, la semaine dernière par le directeur des examens et de l'évaluation, et dans laquelle il affirmait "l'amélioration sensible cette année, des conditions dans lesquelles se dérouleraient les examens et leur correction". Ce fut comme la goutte qui allait faire déborder le vase. En effet, la correction entamée, "ne voyant rien venir comme amélioration, disaient les profs, il fallait bien qu'on nous explique à quoi rime cette déclaration : soit il y a amélioration, alors, ça doit se sentir, soit il n'y en a pas du tout, à qui s'adresse alors le discours du directeur ? ". Sentant que la situation se corsait à mesure que le temps passe ( le phénomène gagnant aussitôt les autres centres de correction), le directeur des examens daigne alors s'expliquer avec les grévistes, qui lui avaient déjà fait parvenir leurs doléances par le biais des chefs de jury. Sur plusieurs revendications dont l'amélioration des conditions du travail dans les salles de correction, augmentation des indemnités de transport pour les professeurs venus de l'intérieur, augmentation des montants alloués à la correction, les indemnités de transport pour les correcteurs de Nouakchott, au moins trois ont été prises en considération par l'administration pour règlement immédiat et une solution a été promise pour le reste, l'année à venir.

Mohamed Ould Ahmed

 

N° : 803 du 30 Juin 2005