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Après l'attaque meurtrière contre une unité militaire au Nord Est du pays :Le pays en état de choc

La nouvelle est confirmée. Et elle est terrible ! Quinze militaires mauritaniens sont bien morts dans une attaque menée au Nord Est du pays par le Groupe Salafiste pour la Prédication et le Combat (GSPC). Jamais une agression aussi meurtrière ne s'est produite chez nous. Dans la nuit du vendredi à samedi derniers des militaires mauritaniens ont été froidement assassinés à "Lemgheithi". Jusqu'ici, nous croyions que le terrorisme, c'était les autres . Avec la tragédie de Lemgheithi, nous en sommes maintenant des victimes.
L'opinion nationale dans sa diversité est en état de choc. Retour sur les circonstances d'un carnage sans précèdent.

Tôt le matin du samedi 4 juin, une unité de la 2ême région militaire (Zouerate) qui patrouillait le long d'"El Hank", une zone désertique à cheval entre la Mauritanie, l'Algérie et le Mali, a été attaquée par un groupe puissamment armé venu à bord de 12 voitures tout terrains ainsi que des véhicules de transport de troupe. L'attaque s'est produite à "Lemgheithi", un puits situé à 530 Kms au Nord Est de Zouerate. Le puits de Lemgheithi se trouve à 270 Kms de Cheggatt un ancien fort colonial à 70 kms des frontières avec l'Algérie. Il fait partie d'un ensemble de positions militaires aux frontières Nord Est de la Mauritanie et serait à 370 kilomètres du poste militaire d'El Ghallawiya où sont stationnés des éléments du 1er bataillon de commandos parachutistes. L'unité attaquée était commandée par le Capitaine Mohamed Ould El Kory et comprenait un effectif de 70 à 80 hommes. Elle disposait d'une nette autonomie avec 10 véhicules land Cruiser, des armes lourdes, des citernes, un groupe électrogène et une station de Télécommunications avec des téléphones "Thuraya".
Selon des sources sécuritaires l'unité de Lemgheithi a été attaquée en second lieu , après une première attaque lancée contre un poste avancé. Les assaillants puissamment armés ont pris le contrôle de l'unité après quatre heures de combat dans lesquelles les soldats mauritaniens ont opposés une résistance héroïque, avant de crouler sous l'effet de la surprise et du poids de la supériorité des assaillants, en nombre et en armes.
Les premières informations relatives à l'attaque sont parvenues de la part de commerçants familiers au passage par Lemghatiti en allant vers l'Adrar Algérien. Ces derniers ont déclarés avoir été contrôlés la matinée du samedi par des "visages inconnus" et ont vu leurs téléphones Thuraya confisqués, avant d'avoir l'autorisation de partir. Mais avant d'être autorisés à le faire ils avaient eu l'occasion de voir des cadavres et des personnes ligotées. Sur le chemin, ils changeront de destination pour ne plus aller vers l'Adrar algérien. C'est un autre groupe de commerçants allant lui aussi vers l'Adrar algérien qu'ils rencontreront et auxquels ils feront état de leur constat. C'est ce deuxième groupe de commerçants qui téléphonera à partir de l'Adrar Algérien à Zoueratte d'où les autorités militaires ont été informées le 4 juin aux environs de 14 heures. Aussitôt l'information reçue l'état d'alerte maximale a été décrété sur toute l'étendue du territoire national. Des renforts de troupes se sont dirigés sur les lieux, de Zoueratte, d'El Ghallawiya et de Nouakchott. Une réunion d'état major a été tenue l'après-midi du 4 juin à l'état Major de l'armée nationale. Cette réunion a été dirigée par le président Ould Taya, chef suprême des forces armées.
Dans la matinée du dimanche 5 juin l'unité attaquée a été repérée. Un avion de la direction de l'air a pu se poser dans la zone. Le Colonel Ould Meguett commandant de la 2eme région militaire était également parvenu sur les lieux.
Des sources sécuritaires accusent le Groupe Salafiste pour la Prédication et le Combat (GSPC) d'être le maître d'œuvre de l'attaque. La thèse de la rébellion de l'unité, un moment avancé dans certains milieux, notamment par des sites proches de la mouvance islamiste, a vite été battue en brèche par les témoignages des commerçants de passage dans la zone.
A souligner que les blessés ont été transportés dans l'après-midi du lundi 5 juin à Nouakchott à bord d'avions militaires et transportés à l'hôpital militaire de Nouakchott. Des sources font état de l'octroi par l'Algérie et le Mali à la Mauritanie du droit de poursuite des assaillants en leur territoire. Le président Ould Taya a de nouveau visité l'état Major de l'armée nationale l'après midi du 5 juin : la riposte s'organise.

Le ministère de la Défense apporte des éclaircissements

Dans la conférence de presse organisée le lundi après-midi, M Baba Ould Sidi le ministre de la Défense a confirmé que le GSPC est l'auteur de la sanglante attaque menée contre l'unité militaire mauritanienne, revelant pour la première fois, le bilan officiel de l'attaque qui est de 15 morts, 17 blessés et 2 portés disparus.
Le ministre de la Défense informera la presse que la résistance farouche des militaires mauritaniens a occasionnée de lourdes chez l'ennemi en dépit sa supériorité en nombre et en armes indiquant ainsi, que 5 éléments du GSPC ont été tués lors de l'attaque. Fait gravissime, le ministre a revelé que les assaillants ont exécuté des éléments de l'unité militaire mauritanienne tombés en captivité entre leurs mains, ce qui est contraire à la morale islamique et aux valeurs humaines a-t-il ajouté.
Et le ministre de rappeler que le GSPC avait récemment formé 20 jeunes mauritaniens pour mener des actions terroristes dont dix sont rentrés en Mauritanie. Sept d'entre eux, -a précisé le ministre de la Défense- ont été arrêtés et trois sont toujours recherchés. A la fin de sa déclaration le ministre de la Défense soulignera que devant l'échec du groupe formé à exécuter la mission qui lui a été confiée et devant dans l'incitation à la violence, à l'extrémisme et au meurtre d'innocents prônée dans certaines mosquées de Nouakchott et Nouadhibou, le GSPC a choisi d'agir lui-même, en engageant dans l'attaque de Lemgheithi 150 combattants avant de conclure que les forces armées et de sécurité mauritaniennes ont pris toutes les mesures et dispositions qui s'imposent.

Derrière le GSPC

Selon des sources concordantes, c'est une "katiba" du GSPC vraisemblablement commandée par Moctar Belmoctar dit Belaouar (le borgne) qui a attaqué tôt le matin du 4 juin, une unité militaire mauritanienne patrouillant non loin des frontières mauritano- algero- maliennes.
C'est la deuxième attaque contre un poste militaire mauritanien en moins de deux mois. Mais comparativement à l'attaque le 28 avril dernier contre la brigade de Gendarmerie d'Aioun (804 kms à l'est de Nouakchott), celle organisée la nuit du vendredi à samedi derniers est particulièrement meurtrière. Elle se produit à la veille du déroulement de manœuvres militaires américaines prévues ces jours-ci dans le Sahara algérien et pose de nouveau, le phénomène récurrent de l'insécurité aux frontières mauritano- algero- maliennes.
Depuis la prise d'otages occidentaux au sud de l'Algérie ( Illizi) en 2002 par le GSPC et l'enlèvement en septembre 2003 dans une zone avoisinante (à Twajil) d'un véhicule de l'Agence de l'accès universel, les actes d'insécurité se sont surtout déroulés en territoire algérien avec un GSPC décidé à en découdre malgré la neutralisation et la liquidation de ses principaux dirigeants (Hassan Hattab, Abdel Razak le Para et Nabil Sahraoui) . Ce GSPC responsable de la présente attaque n'a pas été jusqu'à présent définitivement neutralisé par l'armée algérienne : la plus grande armée de la sous région. Ses éléments continuent à tendre des embuscades meurtrières à l'armée algérienne, se pavanent au nord du Mali, et viennent maintenant commettre des attentats sanglants en territoire mauritanien. Et cela est d'autant plus inquiétant que les récentes confessions d' Adel Razak le Para font état d'un soutien logistique apporté par cette organisation terroriste à un mouvement de rébellion mauritanien, les cavaliers du changement en plus de la formation fournie dans ses camps, à des mauritaniens arrêtés à la mi- mars 2005. La relation du GSPC avec certains milieux mauritaniens est en fait, un secret de polichinelle.
Le Quotidien malien "le Républicain" l'avait annoncé en premier dans son édition du 8 janvier 2004. A l'époque, la Sécurité d'Etat malienne avait constaté la présence sur le sol malien, d'éléments mauritaniens ayant fui leur pays (allusion aux putschistes) qui étaient entrés en contact avec des dissidents algériens (allusion au GSPC) avant de révéler que dissidents algériens et mauritaniens sont en contact pour des opérations de déstabilisation en Mauritanie.
A la tête de plusieurs dizaines d'hommes, connaissant parfaitement chaque coin du Sahel et du Sud algérien, Moctar Belmoctar qui dirigeait le maquis Sud du GSPC est le véritable successeur de Abderrazak le Para, neutralisé en mars 2004. Selon des sources journalistiques algériennes, il avait refusé les décisions de la jemaa d' "El hal Wal Aqd" l'assemblée exécutive du GSPC qui avait choisi trois prétendants pour diriger l'organisation terroriste après la mort de son émir national Nabil Sahraoui. Ces prétendants sont Yahia Djouadi dirigeant de "Katibat El Veth", ainsi que Abou Amar (émir de l'ouest algérien) et Abou Moussab Abdel Weddoud dirigeant de "Sariet El-Bourkane". Le choix de la jemaa d' " El Hal wa Aqd " semble s'être porté sur Abou Moussaab Abdel Weddoud.
N'empêche, après une longue présence au nord du Mali, Belmoctar est revenu en Algérie pour commettre plusieurs attentats dont celui de Biskra. Spécialisé à ses heures perdues dans la contrebande avec laquelle il finance ses actions armées, Belmoctar entretient également d'excellentes relations avec les tribus sahariennes du No'man's land allant du sud de l'Algérie en passant par le Nord Est de la Mauritanie et le nord du mali et du Niger. C'est pour éviter d'ailleurs la transformation de cette grande bande saharienne en nouveau Afghanistan que le Pentagone a décidé en décembre 2002 de lancer l'initiative " Pan Sahel " avec le Tchad, le Niger, la Mauritanie et le Mali en vue d'assurer la protection des frontières, le suivi des mouvements de personnes et de lutter contre le terrorisme. Avec cette initiative, le Pentagone fournit des conseils, de la formation, des équipements et des renseignements aux Etats dans la traque engagée contre le Groupe Salafiste pour la Prêche et le Combat (GSPC). Une initiative qui n'est pas venue elle aussi, à bout de la détermination des Salafistes du Sahel qui ne sont pas uniquement constitués, que d'algériens..

Cheikhna Ould Nenni

Trafic au Nord Est de la Mauritanie
La mamelle des Salafistes

Les diffêrents trafics opérés au Nord Est de la Mauritanie dans un vaste no man's land allant du Sahara Occidental, au sud de l'Algérie, en passant par la Nord Est de la Mauritanie et le nord du Mali et du Niger constitue une importante source d'approvisionnement pour les salafistes .
En tout cas, une chose est sûre ! Jusqu'à présent les salafistes se sont gardés de s'en prendre aux trafiquants. Ce sont les armées des pays riverains, les touristes et les autres missions humanitaires ou de développement qui sont toujours les victimes indiquées des salafistes. Et il y a donc lieu de se demander pourquoi les trafiquants sont épargnés ? Une raison unique est avancée : Les trafiquants ravitaillent les salafistes. A titre d'exemple, pas moins d'une dizaine de camions quittent Nouakchott quotidiennement pour Zouerate. De là-bas, une armada de véhicules tout terrains les attendent pour transporter des cargaisons de marchandises qui n'ont aucune incidence sur l'économie nationale. C'est la persistance de ce genre de trafics qui constitue incontestablement une mamelle nourricière pour des salafistes. Une mamelle qu'il convient de couper au nom de la préservation de la quiétude et de la sécurité des Mauritaniens.

Journée Mondiale de l'Environnement
" Des villes vertes, un plan pour la planète"

La Mauritanie a célébré, à l'instar de la communauté internationale, ce dimanche 5 juin 2005, la Journée Mondiale de l'Environnement. Fêtée plus précisément dans le cadre du suivi de l'environnement urbain, cette journée aura pour thème principal "Des villes vertes, un plan pour la planète" et sera marquée par plantation de palmiers tout le long de l'axe TVM-Ambassade de France et par l'inauguration des aménagements réalisés place des Nations Unies, en face du CCF (centre culturel français).
Mais avant toutes ces actions commémorant ce 5 juin, c'était dans le parc public donnant sur l'Ecole de Police que devaient se réunir, sous des tentes dressées pour la circonstance, les invités et partenaires du Gouvernement pour le lancement officiel de cette Journée Mondiale de l'Environnement. Etaient, entre autres, présents le Ministre des Mines et de l'Industrie, Ministre du Développement Rural, de l'Hydraulique et de l'Environnement par intérim, celui de la Santé et des Affaires Sociales, le wali de Nouakchott, le Hakem de Tevragh-Zeina, la représentante-résidente du PNUD, le représentant résident de la Banque Mondiale, la maire de la Moughataa de Tevragh-Zeina, le présidents des réseaux des Journalistes de l'Environnement (REJEM) et celui des ONGS de l'Environnement et de la lutte contre la pauvreté ainsi qu'un grand nombre de cadres des départements et organismes impliqués et de militants verts.
Les échanges d'allocutions devaient commencer par de la maire de Tevragh-zeina, grande gagnante de cette journée qui lui permettra d'embellir sa commune grâce à l'appui et au financement du PNUD et Programme de Micro-financement du FEM (SGP) et qui ne pouvait que se féliciter de ce partenariat et de l'action inscrite dans ses objectifs en vue de d'élaborer un plan pour la planète en rendant les villes vertes. Même son de cloche dans la seconde intervention qui sera celle du président des ONGS impliquées dans l'environnement et la lutte contre la pauvreté. Puis ce sera le tour de la représentante résidente, Mme Cécile Molinier de prendre la parole pour affirmer que "cette journée mondiale est l'un des évènements majeurs du calendrier environnemental international", "instituée en 1972 par l'Assemblée des Nations Unies dans le but de sensibiliser davantage les populations sur la nécessité de préserver l'environnement et susciter l'intérêt de la classe politique." Citant le secrétaire général des Nations Unies, M. Koffi Annan, Mme Cécile Molinier dressera un tableau inquiétant de ce que sont les villes aujourd'hui : "Les villes sont de gros consommateurs de ressources naturelles et de gros producteurs de déchets. Elles produisent la majeure partie des gaz à effet de serre responsables du changement climatique. Elles dégradent souvent la qualité de l'eau, appauvrissent les nappes phréatiques, souillent le milieu marin, polluent l'air et ruinent la diversité biologique." (…) Et d'ajouter : "La Mauritanie n'est pas en reste par rapport à la tendance décrite ci-haut. En effet, avec un taux de croissance élevé de 2,9%, en moyenne par an, la population mauritanienne devrait pratiquement doubler d'ici à l'an 2020." On notera, "également dans ce discours que l'urbanisation de la capitale Nouakchott est peu maîtrisée alors qu'elle abrite déjà plus de 30% de la population nationale, que ce mouvement d'urbanisation rapide a eu pour conséquence une situation sanitaire et environnementale préoccupante qui est manifestement constatée aujourd'hui avec la problématique quotidienne liée à la gestion des ordures et à l'assainissement. La représentante-résidente du PNUD, louera les efforts des "pouvoirs publics qui ont engagé un ensemble de réforme depuis la fin des années 1990 pour juguler cette dégradation de l'environnement urbain, notamment la réforme du secteur de l'eau et de l'assainissement en 2000, la mise en place cette même année, avec l'appui de la Banque Mondiale, du PDU et l'adoption en 2003, du schéma-directeur d'aménagement urbain de Nouakchott, la préparation en cours de la stratégie nationale pour l'assainissement, la tenue de la première revue sectorielle de l'eau et de l'assainissement, le 2 juillet de l'année en cours." Rappelant que la Mauritanie fait face à des enjeux environnementaux majeurs, elle soulignera que notre pays "a mis en chantier, en 2001, l'élaboration d'une stratégie nationale pour l'environnement et le développement durable avec l'appui du PNUD. Ce processus culminant de l'agenda 21 national a abouti à l'élaboration d'une stratégie nationale de développement durable articulée au CLSP et d'un plan d'action national environnemental (PANE) validés en juin 2004 et soumis au gouvernement pour adoption. Mais, au-delà des festivités marquant cette journée, Mme Cécile Molinier invitera les uns et les autres "à appréhender la portée plus large de cette manifestation qui embrasse l'environnement dans sa globalité et la nécessité d'en prendre soin dans nos processus de développement socio-économique." Avant de conclure, la représentante résidente du PNUD devait se féliciter de l'engagement des journalistes du REJEM puisque c'est le réseau des journalistes de l'Environnement qui s'est chargé du volet visibilité en sensibilisant les populations, en fabriquant et distribuant des auto-collants abordant le thème de l'environnement et en animant sur les ondes de Radio-Jeunesse des émissions sur les enjeux de l'environnement.
Prenant la parole enfin pour annoncer officiellement le lancement de cette journée mondiale de l'Environnement, le Ministre des Mines et de l'Industrie, ministre du Développement Rural, de l'Hydraulique et de l'Environnement par intérim, M. Kane Moustapha, devait remercier les partenaires de la Mauritanie au développement, particulièrement le PNUD, pour leur appui et rappeler que les festivités de cette journée, tout comme sa célébration, s'inscrivent en droite ligne des préoccupations du gouvernement visant à préserver l'environnement car la gestion des ressources halieutiques, de l'eau, la maîtrise du développement urbain ainsi que celui des industries extractives (mines et pétrole) sont autant d'enjeux environnementaux que la Mauritanie prend en compte pour un développement durable, conformément aux engagements internationaux.
Après le discours du Ministre, les officiels procéderont à la plantation des palmiers et défileront vers la place des Nations Unies pour inaugurer les aménagements réalisés.
Il est à noter qu'une conférence de presse avait été organisée, la veille, au siège du PNUD par le coordinateur du SGP, M. Samba, et le chargé de la communication du PNUD, M. Moussa Sidi Bâ, après qu'une brève présentation du sujet ait été faite par la représentante-résidente du PNUD avant de se retirer pour d'autres occupations. Un bilan des trois années du SGP en Mauritanie, au cours de la phase II, qui fait part des constats, des contraintes et des résultats sera présenté aux journalistes. On y apprendra qu'il y a un lien intrinsèque entre la lutte contre la pauvreté et la protection de l'environnement, que sans la disponibilité de l'eau en quantité suffisante, la réussite d'une action (environnementale, notamment) au niveau rural reste toujours compromise, etc. Parmi les difficultés rencontrées dans l'exécution de ce programme, la faiblesse des capacités (de gestion, d'organisation et parfois d'absorption) des ONGs nationales mauritaniennes, la dispersion géographique des projets, le manque de concertation et de collaboration entre les ONGs et les autorités communales. Le Programme se focalisera, entre autres, sur le renforcement des capacités des ONGs, l'élargissement de son partenariat, une stratégie de concentration géographique et une meilleure visibilité et une meilleure communication dans le pays.

(Nous y reviendront)

Mohamed Ould Khattat

 

N° : 789 du 06 Juin 2005