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Ould Taya au Yémen :Le secteur privé appelé à renforcer le partenariat

Le Président Ould Taya a entamé le samedi 28 mai, une visite d'amitié et de travail de trois jours au Yémen. Accueilli à l'aéroport international de Sanaa par le Président yéménite Ali Abdella Saleh, le Président Ould Taya est accompagné d'une grande délégation comportant Mohamed Vall Ould Bellal ministre des Affaires Etrangeres et de la Coopération, Diabira Bakary ministre de la Justice, Ahmedou Ould Ahmedou ministre de la Culture, Mohamed Mahmoud Ould Abdoullah Ould Boye ministre de la Lutte contre l'Analphabétisme et Melainine Ould Tomy directeur du cabinet du Président de la République.

Un sommet mauritano-yéménite a été tenu à l'arrivée du Président Ould Taya dans la capitale yémenite. Ce sommet élargi aux délégations d'accompagnement des deux pays a été consacré aux voies et moyens de renforcer les liens et les relations entre les deux pays à la lumière de la réunion de la commission mixte mauritanio-yemenite qui s'était réunie à Nouakchott les 15 et 17 avril deniers .Ce sommet mauritano- yéménite a appelé le secteur privé des deux pays à œuvrer à la mise en œuvre de projets allant dans le sens du renforcement du partenariat entre la Mauritanie et le Yemen . En outre, les deux chefs d'Etat ont échangé les vues sur les questions de l'heure, tant au niveau arabe, sous-régional et mondial ainsi que sur les moyens de renforcer la coopération et l'action arabe commune .Au deuxième jour de sa visite au Yémen, le Président Ould Taya s'est rendu dans la province d'Aden où il a visité des installations industrielles et des sites touristiques avant de visiter le complexe yéménite de la défense où il a été accueilli par le ministre yéménite de la défense et le chef d'état Major des armées du Yémen. Dans cette même journée, le Président Ould Taya visitera un complexe culturel et une
forteresse construite du temps de l'empire ottoman ainsi que le site "la porte du Yemen" et la Mosquée de Sanaa construite au 4eme siècle de l'hégire par le compagnon du prophète (PSL) Mouadh ibn Jebel
. A son retour d'Aden le Président Ould Taya a visité une usine de production de tapis ainsi qu'un musée. A la deuxième journée de cette visite présidentielle au Yémen (où il est accompagné pour la première fois par des journalistes de la presse indépendante), les hommes d'affaires des deux pays ont tenu une séance de travail.

Feuilleton Pouvoir /Islamistes :Les Islamistes présentés devant le Parquet
Les islamistes ont été présentés à la justice qui a placé dix d'entre eux sous mandat de dépôt, demandé un complément d'enquête pour douze autres, au moment où dix sept islamistes retrouvaient l'air de la liberté. Nous sommes partis pour un nouveau épisode dans lequel les "cellules d'AlQaida" dont il était question dans les communiqués de police auront été absentes. En effet, dans ses qualifications, la justice retiendra plutôt la constitution d'association non autorisée, les actes qui exposent les mauritaniens à des représailles et la violation de la loi sur les mosquées.
Après un garde à vue de plus d'un mois à l'école de Police de Nouakchott, les islamistes arrêtés le 25 avril dernier ont été présentés à la justice, le vendredi 27 avril.
En milieu de matinée quatre détenus menottés ont été présentés au parquet dans un dispositif de sécurité exceptionnel. Ce groupe comportait Mohamed Vall Ould Chrif Taher, Mohamed Sidiya Ould Jdoud dit "Newewi", Ahmed Ould Mezid et un journaliste à la Télévision nationale, Mohamed Ould Abderahmane.
Ce dernier a d'ailleurs été remis en liberté par la police, avant sa comparution devant le procureur de la République.
Et parallèlement au déferrement de ce premier groupe, la police a relâché de son école qui servait de lieu de détention quelques autres détenus. Parmi eux, Habib Ould Hemdeitt conseiller du ministre de la communication, Cheikhani Ould Beiba, Bounena Ould Ahmed Salem, Sidi Mohamed Ould Seyidi, Me Mohamed Ahmed Ould Haj et l'Imam Sidi Mohamed Ould Moustapha et plusieurs autres.
Déferrement et relaxe par petits groupes allaient se poursuivre tout l'après midi du 27 mai.
Le procureur de la République Mohamed El Ghaith Ould Oumar qui a remis en liberté deux autres prévenus, l'imam El Hassen Ould Habiboullah et Djibril Ndiaye a scindé les autres accusés en deux groupes en retenant contre eux des accusations distinctes. A l'encontre d'un groupe de quatorze détenus, il retiendra l'accusation de "constitution, appartenance et direction d'une association non autorisée" avec responsabilité d'" actes non autorisés par le Gouvernement qui exposent les mauritaniens à des représailles ". Un deuxième groupe de huit accusés se sont vus accusés de violation de la loi sur les mosquées avec " provocation de querelles et de propagande abusive au sein de la mosquée pour des objectifs politiques, tendancieles et sectaires " . Ces qualifications convient- il de le rappeler ont précédé le transfert des prévenus devant le juge du 1er cabinet d'instruction Sall Aliou Moussa. Mais auparavant le procureur de la république avait ordonné de ramener douze prévenus dans des commissariats de police, pour "complément d'enquête". Comme on le voit, après plus d'un mois d'enquête, un "complément d'enquête" est encore demandé pour la justice. Dans cete première journée du 27 avril seuls, dix prévenus ont été placés sous mandat de dépôt à la prison civile de Nouakchott. Parmi ces prévenus figure le Cheikh Mohamed El Hassen Ould Deddow et l'ex-ambassadeur Moctar Ould Mohamed Moussa. C'est le retour à la case départ. Décidément.
IOM
Interview
Tuncer Kayalar Secrétaire d'Etat Turc au commerce extérieur
"Nous sommes intéressés par l'installation d'industries de transformation du fer."
Tuncer Kayalar secrétaire d'Etat turc au commerce extérieur était à Nouakchott entre le 23 au 26 mai derniers, pour la création d'une grande commission mixte mauritano-turque ainsi que pour prospecter les opportunités d'investissements de la Turquie en Mauritanie.
Le patron du commerce extérieur de la Turquie, la 17 eme puissance économique mondiale avec un produit national brut de plus de 500 milliards de dollars/an, membre de l'Otan et héritière du grand empire ottoman qui s'étendait des confins de l'Asie en dévalant sur une partie de l'Europe, jusqu'au Maghreb arabe, a accepté de répondre à nos questions. Entretiens.

Nouakchott Info : Dans quel cadre s'inscrit votre visite chez nous ?
Tuncer Kayala : Il y a d'abord les relations historiques dont on parlait tout à l'heure entre nos deux peuples. Il y a également les intérêts réciproques qui nous dictent la responsabilité de développer des relations fortes. Nous voulons, à travers cette visite examiner les voies et moyens de rendre nos relations étroites, surtout dans le domaine économique et commercial. Et il est important à cet effet, d'avoir un cadre juridique pour le développement de ces relations. C'est pour cela que nous avons déjà un accord cadre qui prévoit la création d'une grande commission mixte mauritano turque. Nous allons installer cette grande commission mixte dont la première session se tiendra bientôt. Vous savez, les grandes commissions mixtes constituent d'importantes plateformes pour l'établissement d'une coopération diversifiée à la fois pour le commerce, les investissements, les industries, le tourisme, le transport, l'éducation, l'enseignement supérieur et la culture.
Le volume des échanges entre la Mauritanie et la Turquie est encore faible. Il est de l'ordre de 10 millions de dollars par an. Et nous devons créer les mécanismes susceptibles d'accroître ce chiffre car ce volume peut devenir important en attirant en Mauritanie des investissements turcs directs.
Nous nous intéressons à la Mauritanie que nous considérons comme un pays stable politiquement et économiquement, où l'économie est ouverte aux investisseurs étrangers et qui recèle en outre, des ressources naturelles importantes.
NI :Comment peut-on envisager le développement des échanges, en dehors des investissements, entre deux pays sans frontières communes, séparées par tout l'espace méditerranéen et par une dizaine de pays ?
TK : Actuellement il n'y a pas d'accord qui encourage les investissements entre nos deux pays. Mais dés mon retour en Turquie, nous enverrons deux projets d'accords concernant la création et l'investissement. Il s'agit d'un accords relatifs à la promotion, à la protection des investissements, à la non double imposition et d'un cadre juridique pour le développement des investissements directs. Durant mes entretiens avec les responsables mauritaniens nous avons abordé tous ces sujets .Et il y a un grand espoir. Je vous dis qu'en Mongolie nos échanges se chiffraient seulement à 3 millions de dollars par an mais après quelques visites ces échanges dépassent maintenant les 40 millions de dollars par an parce que nous avions vu des opportunités d'investissement dans les peaux et cuir compte de tenu de la richesse du cheptel dans ce pays. Nous avons établi des usines de transformation des peaux et cuir en créant sur place des industries de transformation.
NI : Vous intéressez-vous également au pétrole, au fer et au poisson mauritaniens ?
TK. La Mauritanie recèle d'énormes potentialités. Vous exportez le fer brut qui peut être transformé sur place. Nous sommes intéressés par l'installation en Mauritanie d'industries de transformation du fer en apportant les téchnolgies et le savoir faire nécessaires. Nos techniciens seront bientôt en Mauritanie pour mener des recherches sectorielles et nous enverrons ici des entreprises turques intéressées. Bien sûr tout ne pourra se faire d'un seul coup. Il y a quatre ans, il n y avait aucun investissement turc au Soudan, mais présentement les échanges se chiffrent à plus de 300 millions de dollars/ an.
NI : Dans le cadre des relations avec le voisinage, comment expliquez-vous les réticences à l'adhésion de la Turquie à l'Union européenne ?
TK : Il y a plusieurs raisons. La Turquie est en relation avec l'Europe depuis 1963 bien avant la naissance de l'Union Européenne. Et l'important d'ailleurs, ce n'est pas l'Union Européenne. La Turquie est une puissance régionale et nous privilégions le développement d'une zone d'échanges et de prospérité au niveau sous régional. C''est pour cela que nous avons lancé en 2000 une stratégie concernant le voisinage de la Turquie. Le volume d'échanges avec le voisinage est passé de 20 milliards de dollars en 2000 à 45 milliards de dollars présentement . Du Maroc jusqu'à la Mongolie, il y a des milliers d'entreprises turques qui sont présentes. En Mauritanie nous venons avec le même esprit.
NI : La Turquie est le premier pays musulman à avoir, depuis 1923, opté pour la laïcité. Et la Turquie est présentement dirigée par une majorité parlementaire à connotation islamiste, cela voudrait-il dire que la religion reste une donne incontournable dans les pays musulmans ?
TK : Le peuple est musulman à 99% et l'Etat turc est laïc depuis 1923. Mais, il ne faut pas considérer la majorité parlementaire turque actuelle comme islamiste, elle est plutôt conservatrice.
Propos recueillis par IOM

Caisse d'assurance maladie
Boidiel Ould Houmeid reprend du service
Ancien commissaire à la sécurité alimentaire, ex- ministre de la Santé puis des Finances Boidiel Ould Houmeid, un poids lourd du dispositif du président Ould Taya vient d'être porté à la tête de la toute nouvelle caisse d'assurance maladie dont la création vient être annoncée. Expérimenté, homme de poigne et fidèle parmi les fidèles au président Ould Taya Boidiel ne pouvait indéfiniment rester out !
Les précisions du procureur de la République:
Il s'agit d'"un groupe d'extrémistes agissant en dehors de tout cadre légal, exhortant à la violence… "

Dans l'après-midi du samedi 28 mai, le ministère de la justice a organisé un point de presse au cours duquel le procureur de la République Mohamed El Ghaith Ould Oumar fera une lecture d'un communiqué de presse.
Dans ce communiqué, le ministère de la justice soulignera que chaque fois qu'il y'a une affaire qui intéresse l'opinion, le parquet saisit l'occasion d'apporter des éclaircissements,
avant de préciser que ces derniers jours, "un groupe d'extrémistes agissant en dehors de tout cadre légal, exhortant à la violence, propageant des propagandes fallacieuses dans les mosquées en les utilisant à des fins politiques, sectaires et individuelles a été arrêté ".
Poursuivant la même lancée, le communiqué nous apprend que "certains d'entre eux (le groupe d'extrémistes, ndlr) ont commis des actes non approuvés par le Gouvernement en exposant les mauritaniens à subir des représailles, d'autres ont organisé des associations de malfaiteurs dont le but avoué est le recrutement et l'entraînement à l'étranger de nos jeunes innocents pour la réalisation de leurs de objectifs".
Ces actes multiples précise le texte, constituent des infractions graves prévues et réprimées par les articles 3 et 8 de la Loi 64-98 du 09 juillet 1964 relative aux associations modifiée par la Loi 73-157 du 02 juillet 1973, 03 et 20 de la Loi n° 031-2003 du 24 juillet 2003 relative aux mosquées, l'article 77 alinéa 2, 246 et 247 de la Loi 162-83 du 09 juillet 1983 portant Code Pénal.
Et c'est sur cette base donc que le parquet a requis du juge d'Instruction du 1er Cabinet du Tribunal de la Wilaya de Nouakchott, l'ouverture d'une information.
A la fin du communiqué, il est précisé qu'il est évident que la République Islamique de Mauritanie qui est un Etat de droit garantit une justice indépendante et le respect des droits des prévenus notamment ceux de la défense ainsi que les droits qui leurs sont subséquents. Fin de citation.

Après leur remise en liberté les islamistes se demandent:
Pourquoi avons-nous été arrêtés et pourquoi avons-nous été relâchés ?

Dans l'après-midi du 27 mai, un groupe d'islamistes libérés en milieu de matinée a organisé une conférence de presse au siége du FONADH. Dans cette conférence de presse l'avocat Mohamed Ahmed Ould Haj Sidi, a affirmé que le Gouvernement a l'habitude de recourir au " montage et à la falsification des faits vis-à-vis de tous ceux qui s'opposent à lui".
Déclarant que ce qui arrive au mouvement islamiste mauritanien se situe dans le cadre de "la lutte contre le terrorisme bien vendu de nos jours, aux Américains et aux Israéliens".
Me Ould El Haj Sidi a dénoncé les conditions de détention à l'école de police ainsi que les "mauvais traitements" dont lui-même et ses amis ont fait l'objet avant de déclarer : "Nous avons été arrêtés et libérés sans savoir pourquoi !".

Réaction de Me Brahim Ould Ebetty
" La montagne accouche d'une souris"

Suite à la grande campagne d'arrestation qu'ont connue les milieux islamistes en Mauritanie déclenchée depuis le 25 avril 2005 et la médiatisation par les médias d'Etat suite aux interventions du ministre de la communication, du PRDS comme étant une entreprise déclenchée suite à la découverte de cellules terroristes liées au terrorisme international, la police politique qui organisait et exécutait à elle celle toute cette campagne dans les locaux de l'école de police et de certains commissariats de Nouakchott a présenté toutes les personnes arrêtées au procureur de la république après avoir libéré dans la matinée 14 d'entre eux des locaux de l'école après une longue journée de va et vient, d'hésitations et d'incertitudes entre les différentes instances de l'accusation dont les motifs n'étaient autres que l'absence de faits ou d'éléments pouvant justifier une quelconque poursuite à plus forte raison une inculpation (…) Il nous revient de livrer notre analyse de la qualification du procureur de la qualification des faits, je dirai plutôt des procès verbaux non signés présentés par la police
politique à son appréciation. L'idée largement admise aujourd'hui sur la base d'une expérience de plus de deux décennies de pratiques judiciaires est que la police politique mauritanienne arrête et commence à travailler pour retrouver par divers procès souvent illégaux les raisons de l'arrestation, c'est pourquoi à ce jour et contrairement à ce qui est de règle au Sénégal et au Mali le prévenu en matière d'opinion continue à être gardé pendant un mois par la police politique et privé de tout contact avec son avocat et pendant la garde à vue, devant le procureur et le juge d'instruction lors de la première comparution. Devant cette situation, le parquet se livre à une véritable entreprise de recherche d'arguments juridiques ou de sortie assimilable à une qualification juridique et ce pour pouvoir donner un qualificatif aux dossiers présentés par la police politique après ses échecs répétitifs en matière d'arrestations pour délit d'opinion (…).

"Connexion" avec le GSPC
Nouvelles révélations des milieux de l'enquête

Les milieux de l'enquête menée présentement dans le cadre de l'affaire des islamistes ont revelé le 29 mai sous le couvert de l'anonymat à Nouakchott Info, que des prévenus ayant été en formation dans les camps du GSPC ont avoué avoir participé à des opérations de guerre dont deux opérations auraient été particulièrement violentes.
Selon les mêmes sources, la première opération de guerre aurait eu lieu dans la montagne de "Tessalit" en Algérie , une opération dans laquelle l'armée algérienne a engagé des hélicoptères de combat et qui s'était soldée par des morts et de blessés au sein du GSPC. La deuxième opération se serait quand à elle déroulée au nord du Mali aux alentours d'un puits dénommé "ENCHAY". A l'issue de cette opération le GSPC se serait également retiré avec quelques blessés. Selon les mêmes sources des milieux de l'enquête le GSPC semblerait être en possession de sommes importantes en euros, fruit probablement de la rançon obtenue pour la libération des otages occidentaux en 2003. Les mêmes sources sécuritaires évoquent en outre, des correspondances suivies entre Abderrazak "le Para" avant sa neutralisation (en mars 2004) avec des islamistes mauritaniens.

Les accusés d'actes non autorisés exposant les Mauritaniens à
des représailles :

1-Cheikh Mohamed El Hassen Ould Deddow
2-Moctar Ould Mohamed Moussa
3-Abdellahi Ould Eminou
4-Mohamed Ahmed Ould Sid'Ahmed dit "Chaer"
5-Mohamed Ould Ahmed Ould Abdel Weddoud
6-Mahfoudh Ould Idoumou
7-Mohamed El hassen Ould Mohamed Abdereahmane
8-Mohamed Sidiya Ould jdoud dit Newewi
9-Ahmed Mezid Ould Abdel Hagh
10-Mohamed Lemine Ould El Hassen
11-Ahmed Ould El Kory
12-Mohamed Mahmoud Ould Saleck
13-Mohamed El Housseoin Ould Saleck
14-Ahmed Ould Abdella

Les accusés de violation de la Loi sur les Mosquées.
1-Khaled Ould Isselmou
2-Abdellahi Demba sarr
3-Ahmed Jiddou Ould Abdella
4-Mohamed Yahya Ould El Bechir
5-El Hassen Ould Khalil
6-Isselmou Ould Mohamed Ahmed
7-Jiddou Ould Gewad
8-Mohamed Abdel Haye Ould Sidi Mohamed

 

N° : 785 du 30 Mai 2005