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Pesticides
Sensibilisation des agriculteurs
du Trarza
Un atelier de sensibilisation des agriculteurs pour une gestion
rationnelle et une utilisation efficiente des pesticides en Mauritanie,
le premier du genre, s'est déroulé début
janvier dans les locaux de la FAET à Rosso. La séance
d'ouverture de cet atelier a été présidée
par le wali chargé des affaires économiques du Trarza
M Ahmedou Ould El Guéra, en présence du Hakem de
Rosso, du maire, des présidents des sections régionales
du Trarza, du Brakna, du Gorgol et du responsable d'un périmètre
maraîcher de Nouakchott.
Après une cérémonie de bienvenue marquée
par des allocutions présentées, tour à tour,
par le président de la FAET, du président de la
FAEM, Mohamed Ould H'meimed et du coordinateur national du programme
de mise en uvre de la convention de Stockholm sur les polluants
organiques résistants, le wali a précédé
à l'ouverture de cet atelier en insistant sur son importance
et en souhaitant plein succès aux travaux.
Par la suite, des communications de part et d'autre ont été
présentés dans une atmosphère sereine. Ce
fut autour du coordinateur national sur le programme des polluants
organiques d'exposer sur la situation des polluants. Les communications
des présidents des bureaux régionaux ont contribué
à l'enrichissement des débats et ont abouti à
des recommandations émises par les participants concernant
:
1°) Une large sensibilisation des producteurs par l'élaboration
d'une stratégie de communication et l'élaboration
d'une fiche de traçabilité et des émissions
télévisées avec l'implication par la fédération
nationale des médias (radio, télévision,
etc.).
2°) La création d'une unité spécialisée
pour la vente des pesticides, une veille rigoureuse sur l'importance
des pesticides, l'application de la réglementation de la
production, la circulation, la commercialisation et de l'utilisation
des pesticides, d'où la nécessité de la mise
en place d'un laboratoire à Rosso.
3°) Organisation d'ateliers régionaux et sous-régionaux
en vue des échanges d'expériences avec d'autres
pays.
H.O. M'Bareck Diarra
Cp/Rosso
Fédération
des Boulangers
Renouvellement de la section
de Rosso
La section des boulangers de Rosso a reçu les hauts responsables
de la Fédération des boulangers pour le renouvellement
du bureau de la section. La délégation est composée
du président Ahmed Baba Ould Eleya, de ses deux vice-présidents
Khalihna Ould Hamady et Mohamed Yehdih ainsi que du Secrétaire
Général Lekweiry Ould Addad qui avait joué
un rôle important dans la constitution du bureau de cette
section.
Ce renouvellement a eu lieu ce 13/01/04 au siège de la
section. Selon leur statut, il doit intervenir à l'expiration
du mandat biennal.
Deux propositions de bureaux ont été rejetées
par le président sortant. Pourtant l'une lui était
favorable. Il est analphabète et a pour seul rôle
de veiller sur la bonne gestion de cette section. Il cherche toujours
à éviter de tomber dans le piège d'un lobby
formé de ses compatriotes qui veulent s'accaparer de tout.
A la suite de ces difficultés, Ahmed Baba Ould Eleya prit
la manuvre en main, avec toute transparence, à l'aide
de ses collaborateurs et en s'appuyant sur les textes, il est
arrivé à mettre sur pied un bureau approuvé
par 17 voix sur 20.
Bureau :
Président : Moustapha N'Diaye
1er vice-président : Salah Ould Dahmache
2ème vice-président : Moctar Ould Cheikh
Trésorier : Cheikh Ould Cheikh
Adjoint : Lamine N'Diaye
Membres
Ismail Ould Ahmed Doua
Dah Ould Mamoune
Moustapha N'Diaye : délégué au congé:
Le président de la Fédération nationale a
demandé à tous les membres de la section de travailler
en synergie et il les prie, dorénavant, à chaque
occasion de renouvellement de mettre leur proposition au point,
sans ingérence de qui que ce soit.
Cuisses
de poulets
Démocratiquement alimentaires
Dans nos différentes communautés il était
fréquent d'entendre dire à ceux qui se mettaient
sur leur trente et un : " Où allez-vous manger du
poulet ? ". Plus qu'une simple boutade cette question montrait
combien il était admis par la mentalité collective
que manger du poulet relevait du luxe
Déguster du poulet n'était visiblement pas donné
à n'importe qui. Il fallait être invité à
quelque festin ou avoir les moyens de s'offrir ce faste
Aujourd'hui
la cuisse de poulet jouit d'une certaine libéralisation
dans la sphère gastronomique nationale. Elle est devenue
du démocratiquement comestible. " Donne-moi un kilo
de dimoqratiyye ", demande une dame à un marchand
de cuisses de poulets au marché de l'arrêt de bus.
Dimouqratiyye est le nom que les habitantes des quartiers populaires,
fidèles à leur intarissable inspiration, ont trouvé
pour désigner ces restes de poulets bien congelés
qui proviennent de Hollande et de quelque autre part en Europe
Pour
ces gens en effet le poulet est vraiment une démocratie
puisque le riche et le pauvre en consomment indistinctement. Manger
du poulet c'est donc comme voter. Et partout où l'on passe
on peut voir inscrit à l'entrée de n'importe quelle
boutique : ICI VENTE DE POULET avec, en illustration, un coq bien
gras et un, deux ou trois ufs bien ronds
Injectée dans les marchés il y a près de
dix ans, cette " chair moins chère " avait pourtant
fait l'objet de réticences chez certains sceptiques qui
y voyaient un produit illicite à la consommation pour les
musulmans qu'ils sont car selon eux on ne sait si les coqs et
les poules dont les cuisses sont proposées à si
bon marché(300UM/Kg en 1998) ont été égorgés
au nom d'Alllah ou non. De nourriture des nantis, le poulet allait
devenir la soupe des pauvres qui n'hésitaient pas à
traiter d'égoïstes " les donneurs de leçons
d'IMCR(Instruction Morale Civique et Religieuse) qui veulent les
empêcher de manger en rond ou à leur faim pendant
que d'autres se paient le luxe de remplir leur congélateur
de toutes sortes de victuailles inaccessibles à la bourse
des indigents.
Ayant abondé dans nos épiceries au moment où
la crise de la vache folle et la grippe du poulet semaient la
panique ailleurs chez les européens obligés par
précaution d'incinérer leurs bêtes par centaines
de milliers, le produit était devenu paradoxalement l'aliment
le plus accessible du fait de la cherté de la viande de
buf, de mouton , de chèvre ou de chameau
A ceux
qui voulaient les dissuader de consommer du poulet sous prétexte
qu'il provenait de ces pays où les maladies d'animaux (poulet
à la dioxine, vache folle) pouvaient faire ou faisaient
déjà ravage, certains consommateurs rétorquaient
que " les microbes qui tuaient le blanc ne pouvaient rien
contre l'africain". Ce qui ressemble à une vérité
puisqu'il y a longtemps déjà que ces gens consomment
ce produit qui du reste est souvent en rupture avec sa chaîne
de froid conventionnelle :les cuisses exposées au soleil
dans les marchés se décongèlent, les invendus
sont remis dans les frigos pour être remis sur les étals
le lendemain.
Il faut dire par ailleurs que même importée, la cuisse
de poulet est moins chère par exemple que le poisson national
qui ne laisse à " ses compatriotes " que têtes
et carcasses préférant envoyer en Europe ce qu'il
peut donner de mieux à déguster. C'est à
ce prix qu'on trouve des devises. Le caviar ou ufs de mulet
et la chair douce du thiof sont si prisés ailleurs, qu'on
peut par ici se contenter des carcasses et des têtes ou
encore de ces cuisses qui ne sont en réalité que
les résidus des poulets " réservant pour leur
part à leurs compatriotes européens la chair blanche,
leur partie la plus nutritive, semble-t-il
Par ici, indigence, rareté ou nécessité obligeant,
on se rabat sur les poissons de moindre qualité, le yaboy
par exemple, un poisson qu'on pourrait qualifier de secouriste
puisqu'il permet de sauver la face dans les périodes de
vaches et de poissons maigres dans certains ménages. Aucune
chance alors de trouver sur les marchés le meilleur poisson,
à moins d'avoir la bourse solidement bourrée pour
acheter le thiof perdu dans on ne sait dans quelles eaux
" Du thiof, dit une marchande de poisson à Sebkha,
on ne trouve guère plus que la tête
-Et même quand il y en a, ajoute un de ses clients, les
têtes de thiof sont exportées vers un pays voisin
où elles peuvent rendre plus succulentes les " moutchaat
"(en wolof, sauces que certains pères de familles
savourent juste après avoir dégusté leur
riz au poisson). Une autre source de devises puisque là
aussi, on peut gagner du CFA, une autre monnaie forte
Et
les cuisses de poulets sont devenues avec le succulent yaboy (sardines
aux arêtes piquantes) l'alternative culinaire de plus d'une
famille. Avec ces deux denrées, on mange démocratiquement,
on mange à sa faim
Kissima
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