|
Thiofol
Le drame de Guedda
Thiofol
est une petite localité habitée par des Peulhs nomades
mauritaniens située de l'autre côté du fleuve
Sénégal non loin de Tokomadji, un village à
53 km au Sud de Kaédi. C'est là où s'est
produit le drame. Tout récemment une femme âgée
de 49 ans nommée Guedda, mère d'un garçon
unique Saïdou s'est donnée la mort. Selon les habitants
de cette localité,
Guedda avait un amour extrême pour son fils et ne voulait
même pas que celui-ci s'éloigne d'elle. Mais contraint
par la conjoncture, Saïdou décida comme tous les jeunes
de sa génération d'aller à la recherche du
bonheur et ce malgré l'opposition farouche de sa mère.
Saïdou alla et se fixa alors dans une petite ville non loin
de Bakel au Sénégal. Guedda resta longtemps sans
les nouvelles de son fils. Cela l'a rendu soucieuse et pensive.
Un jour Saïdou sort de son silence et décida de téléphoner
à sa chère maman, il reçoit un homme nommé
Samba, un parent à lui et demanda à ce dernier de
dire à Guedda qu'il se prépare pour revenir. L'homme
vint à Guedda lui donna l'information.
Mais celle-ci se baigna entre le doute et l'espoir. Saïdou
a pris du temps pour venir et Guedda commença à
s'inquiéter et vint dire à Samba qu'il n'a pas reflété
la réalité de l'appel téléphonique
de son fils et que celui-ci serait certainement mort. Ses pensées
commencèrent à rendre cette mort vraie et Guedda
commença à s'interroger sur le sens de sa vie sans
son fils Saïdou. Elle commença alors à penser
à la mort comme solution à ses soucis. Au milieu
d'une nuit noire et silencieuse, Guedda se réveilla et
prit un morceau de tissu " tergal " et se dirigea vers
un arbre situé à quelques pas du village. Là,
la pauvre Guedda rangea d'abord ses chaussures, monta sur l'arbre
et attacha l'un des bouts du morceau sur une branche de l'arbre
et l'autre sur son cou et sauta. Ferme dans sa décision,
Guedda rendit l'âme.
Et le matin, une passante découvrit un cadavre pendu et
vint informer la localité qui alerta la gendarmerie de
Matam (Sénégal) pour mener des enquêtes nécessaires
mais celle-ci déduit que Guedda serait morte à cause
de soucis. Selon les marabouts conviés à l'enterrement,
la pauvre Guedda doit être enterrée avec ses effets
(boubou, pagne, boucles d'oreille, chaussures, etc) et sans aucune
prière religieuse et ce conformément à la
prescription de l'Islam, disent ceux-ci.
Notons enfin que cette localité est réputée
être un lieu de drame puisqu'en 1999, un jeune nommé
Samba a été tué par un homme jaloux à
coup de couteau et qu'en 2000, un autre homme a été
calciné par ses beaux frères.
Bra Sow
"Nahhara"
L'abattoir des voitures
Tout conducteur de carcasse connaît certainement le "
bloc opératoire " des voitures qui se trouve à
El Mina pour y être venu au moins une fois chercher un de
ces organes censés donner à son tacot la chance
d'être remis sur roue pour rouler les " rang-rang "
de la ville
Nahhara est ce fameux abattoir pour véhicules fatigués
et atteints d'insuffisances, non pas cardiaques ou respiratoires
ni même rénales mais plutôt mécaniques,
électriques ou tout simplement esthétiques
Nahhara,
comme son nom l'indique en hassaniya, désigne les égorgeurs
et aussi les dépeceurs
Et puisqu'il s'agit pour les
voitures d'être disséquées et transformées
en " donneurs d'organes " pouvant devenir utiles à
d'autres, la " Nhira ", abattage ou démontage
fait bien comme on dit l'affaire de tous les débrouillards
qui sont devenus mécaniquement dépendants
En dehors de l'insalubrité à laquelle il expose
le quartier, le lieu est devenu un véritable comptoir de
pièces détachées, une véritable industrie
de montage et démontage.
De quoi donner à la ville un visage technologique, un air
de développement s'il ne s'était pas agi de simple
récupération à la Lavoisier. Rien ne se perd
en effet à Nahhara puisque tout se récupère
: moteurs démarreurs, pompes à injection, portières,
sièges, capots, mécanismes, pare-brise, bref tout
ce qu'une voiture peut donner avant de mourir et d'être
incinérée sur place ou dans quelque dépôt
d'ordures. Même sa plaque d'immatriculation ou son numéro
de châssis peuvent être utiles; l'essentiel étant
qu'elle puisse sauver la vie à une de ses semblables et
lui passer le relais de la circulation et de ses aléas
à Nouakchott
Avec les mécaniciens-chirurgiens qui interviennent à
Nahhara toute transplantation est possible. Une R9 peut par exemple
céder son moteur à une super 5 et vice versa. Pourvu,
pour ce faire, que les différentes bourses soient capables
d'en supporter les prix. Hospitaliser une bagnole à Nahhara
pour la voir ressortir tout raccommodée
ou complètement
transformée en épave morte est devenu monnaie courante.
Et certains propriétaires se plaignent pour dire que très
souvent ils reviennent avec de nouvelles pannes infligées
à leurs véhicules en plus de celle pour laquelle
ils étaient venus la faire " consulter ".
Ceci est selon certains le fait de certains ouvriers malhonnêtes
qui, profitant d'une réparation, change une pièce
qu'il espère revendre soit au même client soit à
quelqu'un d'autre confronté lui aussi à des complications
similaires
" Il y a pire s'écrient d'autres
qui n'hésitent pas à affirmer que même des
voitures volées sont fréquemment démontées
et réduites en pièces détachées dans
les garages de la " Nhira " puis passées dans
l'anonymat pour servir ailleurs ou pour compléter le système
mécanique d'autres arrivages, d'autres carcasses
"
Avec les quelques quatre-vingt vols de voitures commis en 2003,
il n'est pas exclu que ces pièces qu'on achète régulièrement,
et qui ne sont pas des arrivages, soient des objet volés",
déclare M.O.F abordé alors qu'il cherchait à
Nahhara justement des phares pour sa 309 acquise occasionnellement
à bon marché avec quelques membres en moins dont
les phares
Kissima
Santé
Concertation entre secteur public
et privé
La direction de la médecine hospitalière au ministère
de la Santé et des Affaires Sociales organise depuis le
mercredi 7 janvier une rencontre de deux jours, pour permettre
aux acteurs publics et privés du secteur de la santé
de se concerter au sujet des meilleures voies et moyens pour améliorer
davantage la santé des citoyens.
A l'ouverture de ces journées de concertation le ministre
de la Santé et des Affaires Sociales, M. Isselmou Ould
Abdel Kader a souligné que ces journées visent à
mettre en application les axes définis dans la déclaration
de politique générale du gouvernement. Le ministre
qui a indiqué que le choix du libéralisme constitue
une orientation stratégique pour le développement
socio-économique du pays a souligné l'importance
des thèmes à l'ordre du jour qui portent sur l'amélioration
des prestations sanitaires et la nécessité de rendre
le secteur privé plus conforme au cadre législatif
et organisationnel adopté dans notre pays.
Forum sur
la santé, l'alimentation et la population
Le ministre revient de Genève
Le ministre des Affaires Economiques et du Développement,
M. Abdellahi Ould Souleymane Ould Cheikh Sidiya a regagné
Nouakchott samedi après-midi en provenance de Genève
où il a représenté notre pays aux travaux
du forum organisé sur la santé, l'alimentation et
la population qui se sont déroulés du 7 au 9 janvier
2004. Dans une déclaration à l'AMI, le ministre
a souligné qu'il a présenté un exposé
sur l'expérience de notre pays dans le domaine du développement
en général et de la santé, de l'alimentation
et de la population en particulier.
Arrestation
de Jemil Ould Mansour
Réaction
Le retour de Mohamed Jemil Ould Mansour pose une fois encore et
en l'espace de quelques jours le sort réservé aux
opposants du régime de Ould Taya.
Beila ne se vide pas, tous les opposants y ont déjà
effectué un séjour carcéral en commençant
par nous même. Pourtant, Mohamed Jemil Ould Mansour est
touché par la liberté provisoire demandée
en leur nom, lui et ses amis, par le procureur. On ne peut pas
comprendre cette géométrie variable.
Mais nous savons qu'il y a une volonté féroce de
faire taire tous ceux qui lèvent la voix pour poser les
vrais problèmes de la Mauritanie : une large majorité
écrasée par la pauvreté, une jeunesse désemparée
à cause de l'exclusion et du chômage, une démocratie
confisquée, un présent impossible à vivre
et un avenir incertain.
Nous condamnons vivement l'arrestation de Jemil Mansour et appelons
à son élargissement immédiat.
Ely Ould Sneiba, Porte-parole de
Mohamed Khouna Ould Haidalla
Le Croissant
Rouge Mauritanien (CRM)
Un atelier de formation à
Rosso
Le Croissant Rouge Mauritanien, avec l'appui de la Fédération
internationale des sociétés de la Croix Rouge et
Croissant Rouge de Genève, a organisé un atelier
de formation de 20 volontaires communautaires en hygiène
et assainissement dans deux localités (Rosso et Tékane).
Cet atelier s'est déroulé du 8 au 9 décembre
2003 à DRPS de Rosso, sous la supervision du coordinateur
national, M. Mohamed Ould Rady et du responsable local du CRM,
M. Sidi Baba Ould Sahab. Il intervient à la suite de l'inondation,
du mois d'octobre 2003, qui a engendré le démanagement
de 890 familles sinistrées du quartier de Satara (Rosso).
Son objectif est d'assurer une formation solide à ces volontaires,
en vue de renforcer les capacités des comités locaux
du CRM pour intervenir efficacement et rapidement au moment opportun.
A rappeler que les activités de formation et de distribution
(aux familles sinistrées de l'inondation) des moustiquaires
imprégnées ont été financées
par le gouvernement italien et de la Croix Rouge italienne.D'autres
activités similaires seront organisées à
Aleg et à Kaédi.
|