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ACTUALITE
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NOUAKCHOTT-INFO
QUOTIDIEN
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- A l'invitation
du Président Wade:
Ould Taya
en visite au Senegal
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Le
président de la République M Maaouya Ould Sid'Ahmed
Taya est en visite au Sénégal depuis le 17 décembre.
Ould Taya répond ainsi, à une invitation du Président
Sénégalais Me Abdoullaye Wade. Officiellement
Ould Taya prendra part à la cérémonie d'inauguration
d'une usine de montage de bus à Thiès une ville
située à 70 km de Dakar. Cette usine de montage
"Senbus Industrie" est une initiative de l'Etat sénégalais
et de promoteurs sénégalais et indiens en partenariat
avec la firme internationale Tata.. Dans un premier temps, ce
seront 2 à 3 cars qui seront montés par jour par
cette usine . L'objectif déclaré étant
de mettre en circulation 600 ou 1000 autobus par an. Il s'agit
de cars de 30 à 32 places et dans un avenir proche de
50 places. Le montage d'autres véhicules de type militaire
est également envisagée par les promoteurs.
Cette cérémonie d'inauguration a été
marquée par la présence de plusieurs chefs d'Etat
africains . En plus du président Ould Taya, il y avait
également celle des présidents cap- verdien et
soudanais MM Pedro Pires et Oumar Hassan El Bechir.
- Affaire
des présumés Putschistes du 8 juin:
la Justice
réagit aux accusations:
"Les
conditions sont relativement confortables"
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De
gauche à droite: Le cdt Mohamed Ould Vall, le
cpte Mohamed Ould Saad Bouh et le Lt Mohamed Ould Hamma
Vezzaz
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Le
17 septembre les journalistes étaient conviés
à un point de presse au palais de justice de Nouakchott.
Cette fois c'était le magistrat Mohamed Abdellahi Ould
Bebana, conseiller technique du ministre de la Justice qui au
nom du département a donné des précisions
concernant l'evolution du dossier des prévenus putschistes
précisant que ce dossier revêt deux aspects. I'
aspect judiciaire relatif à la qualification des faits
et aux poursuites judiciaires engagées et l' aspect de
la gestion carcérale des détenus.
Sur l'aspect judiciaire, le magistrat a précisé
que ce dossier concerne 128 personnes qui sont toutes des militaires.
Les qualifications retenues sont l'attentat à l'ordre
constitutionnel pour certains et meurtre et violence pour d'autres
punis par l'article 90 du Code pénal. La qualification
retient donc deux dispositions du Code pénal, l'article
90 pour certains et les articles 83 à 88 pour d'autres.
Ce sont donc, a-t-il poursuivi, des dispositions relatives à
des faits très graves. L'enquête préliminaire
a été achevée, le Procureur de la République
a été saisi et il a, à son tour, saisi
le juge d'instruction. " Nous sommes donc actuellement
en phase d'instruction préparatoire. A l'issue de cette
phase, ces personnes seront soit, déférées
devant la juridiction compétente soit, si les faits ne
sont pas vérifiés, il y aura un non lieu. "
En fait souligne le magistrat " Cela dépendra de
l'intime conviction du juge d'instruction qui instruit cette
affaire ". Rappelant en outre, que sur le plan pénitencier,
les prévenus ont été placés sur
décision du ministre de la Justice par arrêté
dans une caserne militaire qui correspond à " certains
critères de sécurité ". Et le magistrat
de souligner que cet arrêté n'est pas nouveau:
Il y a eu des arrêtés pour l'extension de l'établissement
pénitencier par le passé. C'est le cas pour les
mineurs qui ont été transférés dans
une maison d'arrêt spéciale par arrêté
du ministère de la Justice.
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El
Arbi Ould Mohamed Mahmoud (à gauche)
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Il
y a eu aussi une maison d'arrêt spéciale pour les
femmes. Donc , le ministère de la Justice a pris "
un arrêté pour placer ces personnes dans une caserne
militaire pour assurer leur sécurité et je peux
vous dire d'ailleurs que leurs conditions sont relativement
confortables par rapport aux autres détenus ".
Sur un autre plan Ould Bebbana a précisé qu'un
certain nombre de doléances a été posé
par les détenus lors de deux rencontres avec la défense.
Sur certains aspects, la situation a été améliorée
de l'aveu même des détenus et progressivement,
la situation s'améliore de jour en jour. Ainsi les détenus
sont en contact avec leurs parents, avec la défense.Les
avocats ont accès à eux quotidiennement et le
ministère de la Justice est très attentif à
tout ce qui peut améliorer leur situation dans le respect
de la loi a-t-il conclu.
- Mohamed
Abdellahi Ould Bebana
"Nous
n'avons strictement rien à cacher"
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Mohamed
Abdellahi Ould Bebana
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Vous
parlez d'une amélioration des conditions de détention
alors que les parents des détenus parlent de mauvais
traitement, qu'est-ce que vous répondez à cela?
Mohamed Abdellahi Ould Bebbana: Ce sont là des allégations
sans fondement. Nous sommes prêts à vous amener
vous-mêmes voir de près la situation des détenus.
Les parents des victimes accusent certains officiers de torturer
des détenus et demandent à ce qu'ils soient traduits
devant la justice. Qu'en dites-vous?
MAOB: Quelles sont les preuves qu'ils avancent? Je démens
catégoriquement toutes les accusations mensongères.
Il n'y a aucune torture à l'encontre de ces détenus
et je réaffirme que la situation de tous est très
bonne. Tous les officiers et autres militaires se portent très
bien et vous le constaterez vous-mêmes.
Comment vous expliquez que les noms de deux officiers, deux
lieutenants colonels soient cités et qui seraient membres
de la première commission de l'armée qui a pris
en charge la première enquête?
MAOB: Je réitère qu'il s'agit d'allégations
sans fondement. Il est aisé de citer tel ou tel officier
mais le plus important c'est de prouver les faits qui lui sont
reprochés. Je vous confirme qu'il n'y a aucun sévice,
aucune torture contre les personnes détenues.
Est-est que vous pouvez organiser une rencontre avec ces détenus?
MAOB: Je viens de vous dire que nous sommes prêts à
organiser une visite sur les lieux pour vous permettre de vous
enquérir sur la place de leur situation.
Peut-on savoir quelles sont les principales doléances
des détenus?
MAOB: Les doléances sont diverses. On essaie de les régler
petit à petit. Il y a la question des visites qui est
réglée. Il y a les problèmes du thé,
des repas, problèmes réglés en partie.
Ils reconnaissent eux-mêmes qu'il y a une amélioration
sensible. La volonté du département de la Justice
c'est d'assurer une gestion très saine de ces personnes.
Je vous dis que nous n'avons strictement rien à cacher.
Nous militons pour la transparence totale c'est pourquoi nous
vous avons rencontré et vous invitons à se rendre
sur les lieux pour mettre fin à toutes ces allégations.
Est-ce que cette visite pourrait avoir lieu sans la présence
d'un représentant de l'administration pénitentiaire.
Les journalistes pourraient-ils visiter les détenus sans
qu'ils ne soient accompagnés par un représentant
de l'administration pénitentiaire?
MAOB: Les modalités de cette visite seront réglées
de façon que ça soit transparent et que vous puissiez
vous enquérir de leur état.
Pensez-vous que le procès aura lieu avant les élections?
MAOB: Tout cela dépend de l'instruction. C'est quand
même un dossier qui concerne 128 personnes. Le dossier
n'a aucun lien avec une quelconque échéance électorale.
Il suit son cours normal. Ces personnes seront jugées
dès que l'instruction sera achevée.
Combien de temps faut-il pour boucler l'instruction?
MAOB: Le juge est également tenu de hâter l'instruction
sous peine d'être accusé de partialité donc
il ne peut pas retarder délibérément l'instruction.
Il n'y a pas un délai pour l'instruction?
MAOB: Cela ne dépend que du juge. Il a une mission générale
d'investigation et d'information. Cela dépendra du temps
que ça prendra.
Les parents des détenus s'élèvent contre
le dépassement du délai de détention préventive.
Les militaires ayant été déférés
seulement la semaine dernière bien qu'ils soient arrêtés
en juin. Qu'est-ce que vous en pensez?
MAOB: La détention préventive n'est pas fixée
par un délai. J'avais dit dans notre première
rencontre que pour certaines infractions, le délai de
garde à vue n'est pas comparable pour des crimes de droit
commun.
Propos recueillis par IOM
Les journalistes
rendent visite aux prévenus
" Il y a une évolution même s'il y a toujours
des problèmes "
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Les
détenus posent avec le magistrat et le geolier
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Trois
présumés putschistes ont été présentés
à la presse l'après midi du 17 septembre dans
leur lieu de détention au niveau de base marine à
Nouakchott. Il s'agit du commandant Mohamed Ould Vall, du
capitaine Mohamed Ould Saadbouh et du Lieutenant Mohamed Ould
Hama Vezzaz, présenté pour mort par certaines
organisations de défense des droits de l'homme . Les
officiers présentés à la presse ne présentaient
aucune trace de sévices et semblaient se porter plutôt
bien. D'ailleurs l'un d'eux a souligné que leur souffrance
est essentiellement d'ordre psychologique. Ces présumés
putschistes ont répondu en toute liberté aux
questions des journalistes .Nous vous livrons ici leurs réponses
à nos questions.
Comment
vous portez vous?
Commandant Mohamed Ould Vall: Au départ nous avons
rencontré quelques petits problèmes mais à
l'heure actuelle il n'y a rien d'important à signaler.
Il y a de petits désagréments comme l'aération
essentiellement. Certains d'entre nous sont toujours dans
des cellules uniques à un ou à deux. Par contre,
d'autres se retrouvent ensemble.
Selon
un communiqué diffusé par vos familles, vous
avez été torturé et vous êtes dans
une situation critique. Est-ce vrai ?
Capitaine Mohamed Ould Saadbouh : Je ne peux pas parler au
nom des autres. Personnellement, je n'ai pas eu de problèmes
et à l'heure actuelle tout va bien. Les avocats sont
en contact permanent avec nous et tout va bien.
Est-ce que durant l'enquête préliminaire de l'armée,
vous avez été torturés ?
Mohamed Ould Hama Vezzaz: Personnellement non. Certains amis
disent qu'ils l'ont été.
Moi j'ai été une fois giflé.
Les premiers jours, j'ai été un peu secoué
mais actuellement je ne rencontre aucune difficulté.
Je rencontre un problème pour aller aux WC parce que
la porte est toujours fermée et il y a aussi le problème
de l'aération. Voilà les principales difficultés
que je rencontre."
Durant les 15 premiers jours, la situation était critique
mais ça s'est amélioré par la suite.
On éprouvait un problème pour dormir. C'était
dur. Durant les 15 premiers jours c'était dur et même
la nourriture laissait à désirer. Elle était
à base de riz chauffé à l'eau. Très
mal cuisiné. Nous voulons avoir de la lecture.
Est-ce que comme le prétendent vos proches, les officiers
Sidi Mohamed Ould Vaïda et Cheikh Ould Chrouf vous ont
soumis à des actes de torture?
Capitaine Mohamed Ould Saadbouh: Personnellement, je n'ai
pas été torturé. Une fois Ould Vaïda
a levé la main sur moi mais son coup ne m'a pas atteint.
Mohamed Ould Hama Vezzaz: J'ai subi surtout une torture psychologique.
J'ai passé 37 jours dans des conditions difficiles.
Capitaine Mohamed Ould Saadbouh: J'étais dans une cellule,
menotté pendant trois mois, je j'étais gardé
par des soldats, un officier et un sous-officier. Quand je
veux aller aux toilettes on m'en lève l'un des côtés
et à la sortie on me remet les menottes. Je n'ai pas
été victime de torture en dehors de cela mais
à part l'effet psychologique j'étais seul dans
une cellule pendant 37 jours, je n'avais pas de moustiquaire.
Je n'ai pratiquement pas dormi pendant ces 37 jours. En dehors
de ça j'ai pas été torturé. Il
y a eu un colonel qui a tenté de me frapper mais il
y a renoncé. Maintenant ça s'améliore
petit à petit. Il y a une évolution même
s'il y a toujours des problèmes. L'aération
pour certains, d'autres sont toujours dans des cellules privées.
Beaucoup cependant sont maintenant regroupés dans des
salles assez vastes. Par exemple, nous nous sommes 15 dans
une grande salle.
Lieutenant Mohamed Ould Hama Vezzaz: Moi j'ai été
giflé par le colonel, Sidi Mohamed Ould Vaïda.
C'était en pleine nuit dans cette salle qui est la
salle des auditions. On nous interrogeait toujours à
des heures tardives. On était toujours à l'affût
car à chaque minute on pouvait nous réveiller
et nous convoquer pour une audition. "
Les 37 premiers jours étaient les plus difficiles.
On n'avait pas le droit de se brosser les dents ni de faire
nos ablutions. La première semaine était particulièrement
dure. On dormait à même le sol.
A quoi vous attendez-vous maintenant ?
Commandant Mohamed Ould Vall: C'est à la justice de
décider.
Avez-vous confiance à la justice de votre pays ?
Capitaine Mohamed Ould Saadbouh: Oui on a confiance à
la justice de notre pays.
Est-ce que vous regrettez cette tentative de putsch ?
Capitaine Mohamed Ould Saadbouh: Je ne répondrai pas
à cette question parce que je suis in
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Façade
du lieu de détention à la Drection de
la Marine
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El Arby
Ould Mohamed Mahmoud,Directeur de l'administration pénitentiaire
au ministère de la Justice
"Cette prison n'a rien à voir avec la caserne"
Dans sa déclaration à la presse M El Arby Ould
Mohamed Mahmoud, le directeur de l'administration pénitentiaire
et des affaires pénales au ministère de la Justice
a signalé que les militaires ont été transférés
à la justice alors qu'ils étaient des " prévenus
dans une situation de militaires sanctionnés en habit
court et avec des menottes ". Cependant a-t-il ajouté
" depuis qu'ils ont été inculpés et
qu'ils ont fait l'objet de mandat de dépôt, nous
les avons reçu en tant qu'administration pénitentiaire
". Nous les avons mis dans les conditions normales et légales
ajoute-t-il qui doivent être celles de prévenus
qui sont entre les mains de la justice..
Pour ce qui est des conditions de détention dans lesquelles
ils se trouvent, je leur laisse la parole ils peuvent vous en
parler eux-mêmes. Vous avez des officiers devant vous
mais il y a des sous-officiers et des hommes de troupe auxquels
vous pouvez avoir accès à tout moment et nous
pouvons organiser des rencontres telles que celle-là
a-t-il conclu.
Le directeur de l'administration pénitentiaire a accepté
par la suite, de repondre à nos questions.
Pourquoi les avez vous maintenu dans une caserne?
El Arbi Ould Mohamed Mahmoud : Je vous ai dit qu'il s'agit d'une
aile de la prison civile de Nouakchott. Nous sommes habilités
conformément aux textes à créer des sections
parce qu'avec la population carcérale que nous avons
nos prisons ne peuvent pas recevoir en même temps 128
détenus..
Pensez-vous qu'avec la transformation d'une caserne militaire
en prison civile. Est les civils auront une emprise ou un pouvoir
quelconque sur cette prison de caserne?
EAOMM : Il ne s'agit pas de la transformation d'une caserne
en une prison civile. Il s'agit de la création d'une
section en dehors de la caserne. Elle n'a rien à voir
avec la caserne. Nous la créons où nous voulons
et nous la gérons nous-mêmes. Elle n'est sous l'emprise
d'aucun militaire, elle est sous la tutelle de l'administration
pénitentiaire. Nous la gérons pleinement. Nous
avons nommé un régisseur qui ne répond
qu'à nos ordres. Les agents chargés de la sécurité
sur tout le territoire national sont constitués de gardes
car nous n'avons pas de gardiens de prison. Nous recourons au
service des gardes qui sont sous nos ordres.
Propos recueillis par IOM
- Insécurité:
Tuer
pour avoir de l'argent, est devenu banal
Le
meurtre du négociant en devises Moctar Ould Sidi Ould
Brahim, froidement assassiné en début de semaine
dans les appartements Saada, sis à Tevragh-zeina, vient
poser à nouveau le problème de l'insécurité
à Nouakchott.
L'on se souvient que cette insécurité avait été
fortement ressentie en début d'année avec plusieurs
meurtres et disparitions qui ont tenu en longue haleine les
Nouakchottois.
En effet, le meurtre ou la disparition tragique, le 30/12/2002,
du jeune négociant en devises Mohamedou Ould Vally Ould
El Hacen (dont le corps n'a toujours pas été retrouvé,
ni d'ailleurs les auteurs de cet acte), l'assassinat prémédité
de Mohamed Lemine Ould Bouh par un ressortissant marocain ont
sombrement ternie l'image sécuritaire de la capitale.
Ainsi Nouakchott semble véritablement être en proie
au crime organisé et aux règlements de compte
de gangs dont les victimes ne se comptent plus tels les adolescents
Addahi Ould Mohamed Vall, Ely Cheikh Ould Messaoud, ou plus
récemment le jeune Cheikh Bocoum dit Baba "djing-djing"
.
Mais le meurtre de Moctar Ould Sidi Ould Brahim est venu rompre
avec les anciennes méthodes jusque là connues
d'un lieu isolé, vague et vaste comme la plage. Cette
fois, les meurtriers ont minutieusement préparé
leur forfait. C'est au quartier chic de Tevragh-zeina, en plein
centre ville et dans un appartement des studios Saada, réputés
accueillir des couples mariés et des touristes que les
assassins de Moctar ont, en professionnels, choisi d'accomplir,
sans laisser planer l'ombre d'un doute, leur lugubre entreprise.
Infaillible, insoupçonnable, le meurtre est pour ainsi
dire presque parfait.
Comme les meurtriers du jeune négociant en devises Mohamedou,
(s'ils ne sont pas les mêmes), les tueurs de Moctar ont
fait le courant d'air, laissant derrière eux une police
prise au dépourvu dans la recherche et le dépouillement
des preuves.
Aux dernières nouvelles, trois individus dont les signalements
correspondent plus ou moins aux recherchés ont été
appréhendés à Rosso. Ramenés à
Nouakchott où ils ont été confrontés
à un rescapé de la tragédie, ces trois
individus ont été libérés. Comme
quoi, l'enquête suit sont cours, alors que les meurtriers
courent toujours.
Une situation qui rappelle à la mémoire des Mauritaniens
l'enquête sur la disparition de Mohamedou Ould Vally Ould
El Hacen.
Surtout que, sans vouloir influer sur l'enquête, bien
des similitudes existent entre ces deux meurtres si l'on considère
que les présumés coupables seraient des étrangers,
qu'ils auraient contacté leur victime par personnes interposées,
qu'ils lui auraient donné rendez-vous dans un lieu qui
n'est pas celui de son travail, pour l'attirer dans un traquenard
et réussir leur sale besogne avant de prendre la poudre
d'escampette.
Seulement, cette fois, la police a, deux témoins oculaires,
et peut-être des aveux recueillis auprès des miraculés
qui ont survécu au carnage. En somme de précieux
renseignements qui devraient aider à élucider
le meurtre et conduire à l'arrestation de ses auteurs.
Mais au delà de ce travail de fourmi auquel la police
n'est que trop habitué, c'est la question de l'insécurité
à Nouakchott qui tient à cur aux populations,
surtout que le crime organisé est entré dans les
modes de vie des bandes de voyous et autres gangs de voleurs
pour lesquels l'acte de tuer pour avoir de l'argent est devenu
un fait banal.
Bahaida
Ould Ghoulam
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N°
: 468 du 19 septembre 2003
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