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ACTUALITE
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NOUAKCHOTT-INFO
QUOTIDIEN
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- Campagne
du Candidat Ould Taya:
Hamoud Ould
M'Hamed directeur de campagne
M
Hamoud Ould M'Hamed le ministre de la communication et des relations
avec le Parlement a été désigné
le 16 septembre, directeur national de la campagne du candidat
Maaouya Ould Sid'Ahmed Taya.
Son portefeuille ministériel a été confié
le même jour, par décret présidentiel, au
ministre des affaires étrangères et de la coopération.
La nomination du directeur national pour la campagne du candidat
Ould Taya s'est accompagnée de celle M Mohamed Vall Ould
Bellal qui devient porte-parole du candidat après avoir
été celui du Prds, de celle de M Ba Abdoullaye
le directeur de l'Ener désigné conseiller juridique
du candidat ainsi que celle de Mme Zeinebou Mint Nahah, qui
est devenue la Trésorière de la Campagne.
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M Mohamed Vall Ould Bellal
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M
Ba Abdoullaye
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Mme
Zeinebou Mint Nahah
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Le directeur national de la campagne M Hamoud Ould M'Hamed est
agé de 39 ans. Il est licencié en droit de l'Université
d'Orléans, titulaire d'une maîtrise, d'un diplôme
d'études approfondies (DEA) en droit des Universités
d'Orléans et de Poitiers, d'un diplôme de l'Ecole
Supérieure de Communication de Paris. Ould M'Hamed fut
l' ex-chef de projet de restructuration du secteur des Postes
et Télécommunications d'où il a mené
avec succès, la restructuration du secteur des Télécoms
avant d'être nommé en mai 2003 ministre de la Communication
et des Relations avec le Parlement et porte parole du gouvernement.
Intellectuel, ouvert et trés vif d'esprit, cet originaire
du Tagant où il a toujours joué un rôle
fédérateur et contribué à apaiser
bien des tensions, avait bien réussi dans sa fonction
de porte-voix du gouvernement.
Son succès au ministère de la communication, son
profil et ses capacités expliquent le choix porté
sur lui. Mais au delà des capacités c'est surtout
un signal fort adressé par le candidat Ould TAYA à
la jeunesse mauritanienne.
Mohamed Vall Ould Bellalle porte parole du candidat est député
de Magatalahjar depuis 1992. Ould Bellal a été
longtemps directeur des affaires politiques du Prds avant de
devenir en 2001 le chef du département Etudes et Prospectives
au niveau du Parti au pouvoir et a toujours été
l'une des valeurs sûres du Prds.
M Ba Abdoullaye le directeur de l'Etabissement national de l'entretien
routier(Ener) désigné conseiller juridique du
candidat est un ancien conseiller à la présidence
de la République originaire de la Vallée (Bababé)
..M Ba Abdoullaye un éminent juriste a toujours été
en première ligne dans la défense de la Mauritanie
dans les forums internationaux.
Enfin, Mme Zeinebou mint Nahah est la secrétaire d'Etat
à la condition féminine nommée au gouvernement
au mois de juin dernier est une grande militante du Prds originaire
de l'Assaba et une figure représentative de la Femme
mauritanienne choyée par Ould Taya.
Cheikhna
Ould Nenni
- Pouvoir/Opposition:
Prémisse
de dialogue ou polémique de pré-campagne?
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Me
Sghaer Ould Mbarek
premier ministre |
Ismaël
Ould Amar, le directeur de campagne du candidat Mohamed
Khouna Ould Haidalla. |
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Les
rencontres au sommet début août, entre la président
de la république et le leader de l'UFP ne semblent pas
contrairement au dialogue entamé en 2001, avoir donné
des résultats Dés le 19 août ce parti qui
constituait l'unique canal de communication entre le pouvoir
et l'opposition avait choisi de soutenir la candidature de Mohamed
Khouna Ould Haidalla .Pourtant, le dialogue semble maintenu,
seulement, il ne l'est plus avec l'UFP, mais avec la nouvelle
structure qui la regroupe avec le staff du candidat Mohamed
Khouna Ould Haidalla (la CAP).
Ainsi, le 3 septembre dernier, le Premier ministre Me Sghaier
Ould M'Bareck recevait longuement M Ismaël Ould Amar, le
directeur de campagne du candidat Mohamed Khouna Ould Haidalla.
Au cours de cette audience, les entretiens ont porté
sur les prochaines elections présidentielles, l'organisation
et la préparation des opérations électorales.
Moins de deux semaines après, soit le 15 septembre, Ould
Amar a adressé une lettre au Premier Ministre lui rappelant
les sujets évoqués lors de leur rencontre du 3
septembre.
Cette lettre remise à la Primature le même jour,
(correspondant au dernier jour legal pour la révision
des listes électorales) a soulevé plusieurs questions
dont, la constitution d'une commission nationale indépendante
chargée de l'organisation et du contrôle des elections,
la nomination d'un ministre de l'Interieur neutre, la constitution
d'un observatoire des elections, des dispositions à introduire
au niveau de la procédure de révision et confection
des listes électorales , des bureaux de vote, ainsi que
pour la présence d'observateurs étrangers et l'organisation
du vote des mauritaniens résidents à l'étranger.
Au terme de cette lettre, M Ismaël Ould Amar a confirmé
que son candidat est favorable à la constitution d'une
commission nationale indépendante "dans un souci
d'apaisement et de conciliation" et proposant "la
solution minimale" adoptée au Senegal lors des présidentielles
de 2000.
Au nom du candidat qu'il représente, Ould Amar a souhaité
la désignation au ministère de l'Interieur d'une
"personnalité connue pour sa rigueur, son honnêteté
intellectuelle et morale et n'ayant aucune attache politique
ou allégeance".
Au sujet de la révision et de la confection des listes
électorales, le directeur de campagne a soulevé
des "entraves à l'enregistrement" de certains
citoyens et a souhaité à la fois, que ce genre
d'agissements cessent et que la période de révision
des listes électorales soit prorogée de deux semaines
supplémentaires. Ould Amar tout en rappelant "les
ravages occasionnés en 2001 par les erreurs de saisie
et le déficit de compétence, de contrôle
et de supervision", a rappelé que le département
de l'interieur se tirait mieux à l'époque des
machines électriques et mécaniques avant de demander
d'abandonner la centralisation et de prôner une décentralisation
de la confection des listes au niveau local .préalablement
à leur envoi "sur disquettes"au ministère
de l'Interieur..
Par ailleurs, Ould Amar a estimé que si le gouvernement
n'organise pas dans les ambassades et consulats le vote des
mauritaniens résidents à l'étranger, il
aura commis une grave entorse au principe du suffrage universel
avant de s'insurger contre l'action menée au Sénégal
par le Consul Général engageant les mauritaniens
résidents dans ce pays à soutenir et voter pour
un candidat.
En ce qui concerne les bureaux de vote, Ould Amar précise
que des actions sont en cours pour créer des nouveaux
bureaux de vote suivant des critères facilitant l'exercice
de pressions soulignant qu'il est inconvenant de vouloir créer
des bureaux mobiles, des bureaux tribaux et des bureaux d'entreprises
avant de solliciter la présence à temps, d'observateurs
étrangers pour le déroulement du scrutin du 7
novembre.
Quelle sera la réponse du Premier ministre?
Pour le moment aucune réaction n'a été
enregistrée du coté du Gouvernement. La période
de révision des listes électorales est close depuis
le 15 septembre à minuit. On ne sait donc, si la prorogation
souhaitée pour deux semaines, par le directeur de campagne
du candidat Ould Haidalla, va être prise en consideration,
ou si sa clôture sera définitive . Et, en l'absence
d'une réaction de la Primature ou du département
de l'Interieur aux questions soulevées, nous nous sommes
entretenus avec des cadres en vue, au niveau du département,
qui ont requis malheureusement l'anonymat, parce que "non
autorisés à s'exprimer publiquement sur ces questions".
Ces cadres qui partagent en partie certaines questions soulevées
notamment la délocalisation des listes électorales,
le vote des mauritaniens à l'étranger "pour
lequel un temps supplémentaire est nécessaire",
la suppression des bureaux mobiles "inexistants d'ailleurs
depuis 92" et la présence des observateurs étrangers,
estiment que les autres questions contenues dans la lettre,
relèvent plus, de la polémique de pré-campagne,
que des insuffisances que recèlent le systeme électoral
mauritanien .
Selon eux, le systeme actuel offre toutes les garanties et les
recours devant la justice et "il ne sert à rien
de vouloir le décrédibiliser " . Ces responsables
concernés par l'opération électorale estiment
dans leur ensemble que la création d'une commission nationale
électorale indépendante(CNI) va bousculer le dispositif
institutionnel mis en place et perfectionné tout au long
d'une décennie, parce qu'elle (la CNI) nécessitera
pour sa creation, le vote d'une loi ou la promulgation d'un
décret et se sont interrogés sur sa nécessité
tant sur le plan du droit que sur le plan opportunité.
L'un d'eux s'est écrié: De qui sera-t-elle composée
cette commission? des représentants de partis? des candidats?
ajoutant l'air grave: ils passeront leur temps à sa chamailler!
Concernant la neutralité du ministre de l'Interieur,
nos interlocuteurs soulignent que "c'est la Loi qui doit
être neutre, la désignation d'un ministre relevant
plutôt d'un privilège d'Etat". Cette revendication
relèverait donc selon nos interlocuteurs, plus d'une
vue d'esprit ajoutant: Où est cette personnalité
indépendante à placer au ministère de l'Interieur?
Un cadre de la Primature contacté par Nouakchott info
a souligné que l'idée de la création d'un
observatoire pour les elections est acceptable bien que son
rôle soit consultatif et sans incidence ironisant du même
coup, sur l'hommage rendu dans la lettre au ministère
de l'Interieur du temps ou le matériel de traitement
des listes électorales était mécanique
et électrique. Il s'est demandé: Veut-on nous
ramener donc à l'age de pierres?
Ce cadre a estimé que les listes de 2003 ne seront différentes
de celles 2001 qu'avec des modifications dues au changement
d'adresses , aux transferts et les cas de majorité et
de décès. Et que ce n'est pas la faute de l'Etat
si des ensembles tribaux veulent signer un bureau de vote. En
fait, précise-t-il "c'est par la volonté
de l'électeur que les bureaux de vote se font et se défont
et s'il y a un zèle des chefs d'entreprise ou des ensembles
tribaux ,ils n'engagent en fait qu'eux".
Interrogé sur le souhait formulé de désigner
des présidents de bureaux de vote apolitiques et de ne
pas leur permettre de pouvoir chasser un représentant
de candidat, cet administrateur a reconnu que la loi interdit
que des fonctionnaires affiliés à des partis politiques
soient dans les bureaux de vote, toutefois, un président
de bureau de vote est investi, le jour du scrutin de tous les
pouvoirs, estimant que la remise d'une copie des procès
verbaux prévue est une garantie suffisante pour les représentants
des candidats mais qu'aucun président de bureau de vote
ne peut laisser un quelconque représentant gêner
le déroulement du scrutin par des manuvres dilatoires
et des attitudes incorrectes. En d'autres termes, le représentant
d'un candidat ne doit pas rêver car il ne peut être
un président bis.
Ces avis exprimés à titre informel par des représentants
de l'Etat auront revelé -en définitive- que le
fossé n'est pas aussi profond même si les positions
formulées de part et d'autre l'auront été
dans une logique de dialogue ou de polémique de pré-campagne.
Isselmou
Ould Moustapha
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N°
: 467 du 17 septembre 2003
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