BREVES
Politique
L'AJD s'investit dans le créneau des déportés

L'Alliance pour la Justice et la Democratie (AJD) a organisé le 25 avril dernier en son siège une journée de commémorative des déportations survenues suite à la crise de 1989 avec le Sénégal.
Cette manifestation a vu la participation de plusieurs partis dont le RFD, Le PLEJ, L'APP, le PUDS, l'UFP et la formation politique Ennouhoud ainsi que le syndicat USLM, l'organisation SOS Esclaves, des élus de l'opposition comme Kane Hamidou Baba Mohamed Jemil Ould Mansour et El Alem Ould Ahmed Yacoub ainsi qu'un représentant de l'ambassade des USA à Nouakchott.
A travers cette cérémonie ce nouveau parti politique natif d'avril 2001 se lance dans le créneau des déportés de plus en plus abandonné par la classe politique en raison notamment du retour d'un grand nombre de réfugiés et de l'essoufflement des associations qui militaient sur le thème.
Cette nouvelle prise en charge a tout de même la particularité de s'intéresser plus au sort réservé à l'époque à des mauritaniens plus que d'autres à travers le black-out imposé sur le sort non moins humain réservé aux mauritaniens résidents au Sénégal à l'époque.
Toujours est-il que selon le porte parole de l'AJD M Ba abdoul Aziz (notre photo) son parti a l'intention de dépasser "le stade de littérature "faire du concret en organisant une collecte en faveur des réfugiés à partie du 1er juin jusqu'au 8 juin prochain. D'ailleurs le 19 juin une marche de solidarité est prévue ainsi qu'une lettre ouverte qui sera adressée au secrétaire général de l'Onu, au gouvernement mauritanien et aux chancelleries présentes à Nouakchott.

Périple du RFD au charg
Timbedra crée la surprise

Au terme de son périple entamé le 21 avril dans le charg la délégation du RFD dirigée par Ahmed ould Daddah était arrivée dans la localité de Tintane 23 avril où elle a été accueillie par une population mobilisée par les militants et les sympathisants du parti. Le jeudi 24, la délégation s'est dirigée à El Mouna vers le milieu de la journée où elle s'est arrêtée pour un moment de sieste, sur son chemin vers Benemane.
L'après-midi la délégation était à El Ghotob un village situé aux environs de Hsey Ehel Ahmed Bechna où elle a été accueillie par une foule de 300 à 400 personnes
C'est le vendredi 25 que la délégation parviendra à la localité de Kobenni où les responsables du parti vont tenir un meeting avec les populations. Après Kobenni, la délégation se dirigera vers Timzine avant de se diriger vers Djiguenni où le groupe a été objet d'accueil chaleureux
Mais la surprise a été créee à Timbedra , dimanche 27 avril . Dans cette ville inhospitaliere jusque-là , les responsables du RFD ont organisé un meeting qui a regroupé environ 2500 personnes. Signalons toutefois, qu'un incident a marqué la fin du meeting du RFD à Timbedra quand un jet de pierres a brisé la vitre arrière de la voiture de Cheikhna ould Mohamed Laghdaf. D'ailleurs une dame répondant au nom de Mariem mint Amar sghair a été grièvement blessée. Après Timbedra les étapes prévues sont Aweinatt Zbill et Aioun El Atrouss, la capitale du Hodh El Gharbi.
EL Vagha ould Mohamed Cheibany

Jeunesse
Formation des responsables d'associations

C'est ce que vise un atelier de formation des responsables des associations de jeunes en gestion et vie associative qui s'est ouvert mercredi dernier à Sélibaby, chef-lieu de la wilaya du Guidimakha.
Organisé par le ministère de la Fonction Publique, du Travail, de la Jeunesse et des Sports avec la collaboration de l'UNICEF, cet atelier répond aux préoccupations soulevées à travers une enquête-diagnostic sur les associations des jeunes en Mauritanie en décembre 2001 et les solutions à apporter aux problèmes posés. Ainsi, l'objectif poursuivi est de rehausser le niveau des dirigeants particulièrement dans le domaine de la gestion et de l'administration des associations de jeunes. Tout comme il vise à promouvoir le niveau des dirigeants et les activités menées par les jeunes au sein de leurs associations.
Notons que l'atelier qui s'étalera sur une semaine, permettra aux participants de suivre des débats relatifs au thème comme la constitution d'une association, la rédaction de statuts, l'organisation d'une assemblée générale, la gestion des ressources, l'organisation d'un événement et d'un contrat de sponsoring.

MDRE
Disponibiliser les livres aux agriculteurs et éleveurs

Une session de formation au profit des agriculteurs, des éleveurs et des organisations professionnelles qui doit leur permettre de pouvoir utiliser les livres disponibles dans les bibliothèques, a été organisée dimanche par le ministère du Développement Rural et de l'Environnement avec l'appui de l'Organisation arabe pour le développement agricole (OADA). Ce séminaire entre dans le cadre de l'initiative de promotion du livre qui s'est concrétisé par l'ouverture les maisons du livres sur toute l'étende du territoire nationale.
Pour donner un poids plus important à la contribution de son organisation, le Dr Salem Lewzi, Directeur de l'OADA est arrivé, samedi à Nouakchott, pour assister à cette session de formation. Rappelons que la Mauritanie entretient de bonnes relations avec l'OADA qui a financé, ces dernières années, d'importants projets agricoles en Mauritanie. Par ailleurs, au cours de cette visite, le Directeur Général de l'OADA aura des entretiens avec plusieurs responsables mauritaniens portant sur les perspectives de coopération entre les deux parties. La partie Ouest du Lac R'Kiz, qu'il visitera.

Propriété intellectuelle
C'est aussi votre affaire!

C'est le thème choisi cette année pour célébrer samedi, la journée mondiale de la propriété intellectuelle. La manifestation commémorant cette journée débute dimanche avec la présentation d'un bref exposé, d'un film documentaire et d'un CD-Rom sur la propriété intellectuelle et ses différents aspects. Tout comme la distribution de médailles et de récompenses de l'Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI) à certains créateurs mauritaniens, lauréats du salon national de l'innovation 2002.
Pour le Directeur de l'OMPI, le thème de cette année met en lumière le rôle crucial de la propriété intellectuelle dans la réussite de l'entreprise. Il incite les chefs d'entreprise à utiliser les moyens offerts par le système de la propriété intellectuelle pour atteindre leurs objectifs commerciaux. La même incitation a été faite à la société civile à prendre conscience du fait que le respect des droits de la propriété intellectuelle profite non seulement aux créateurs mais à la société toute entière.
Rappelons que l'OMPI est l'une des 16 organisations spécialisées du système des Nations Unies qui a été créée en 1967. Elle administre 29 conventions dont 23 en matière industrielle et 6 en droit d'auteur.
La Mauritanie a adhéré à cette organisation le 17 septembre 1976. Elle est aussi membre fondateur de l'Organisation africaine de la propriété intellectuelle (OAPI) et fait partie des conventions de Paris (France) de 1983 sur la propriété industrielle et la convention de Berne (Suisse) sur les œuvres littéraires et artistiques. La Mauritanie est également signataire du traité de coopération en matière de brevets (PCT). Enfin, la mission de l'OMPI est de veiller à ce que les droits des créateurs et des autres titulaires de droits de propriété intellectuelle soient protégés à travers le monde et à ce que les inventions soient reconnues et récompensées pour leur créativité.
Toutefois, il faut reconnaître que toute cette panoplie de juridiction en vue de protéger la propriété intellectuelle n'a pas stoppé la contre façon et les trafics illicites liés à ce domaine. Donc, les efforts doivent tendre maintenant à trouver la formule qui va arrêter le recours à ces procédés qui minent financièrement certains créateurs.

Mauritanie-Guinée Bissau
Nos citoyens de retour au Bled

De nombreux citoyens sont de retour au pays, suite à une décision du gouvernement bissau-guinéen de réglementer le commerce dans une filière très prisée par les Mauritaniens: le Cajou.
A en croire, les premiers ressortissants de retour au Bled, "la décision des autorités bissau-guinéennes s'apparente à dire vrai beaucoup plus à un renvoi des étrangers plutôt qu'un acte visant à réglementer le commerce du Cajou".
Il semble que les pouvoirs publics bissau-guinéens ont, dans un premier temps, procédé à l'interdiction du commerce du Cajou aux étrangers.
Par la suite, ils se sont rétractés tout en durcissant les conditionnalités des droits d'accès à cette ressource. A en croire notre source, restrictive, la loi qui réglemente l'accès à la ressource dispose "que seuls les ressortissants étrangers justifiant une présence au pays d'au moins 10 ans et disposant d'une garantie bancaire d'au moins 15 millions de francs CFA ont droit d'accès au commerce de cette denrée".
Ce commerce saisonnier longtemps florissant, explique en partie la ruée de la Communauté mauritanienne vers cet "or vert": le Cajou.
Les Mauritaniens opérant en amont et en aval de la chaîne de commercialisation de ce produit, ont été pris de court par cette décision qu'ils n'arrivent pas encore à " valer".
La réaction de ressortissants a été rapide : plier bagages et amorcer le grand retour au Bled avec l'espoir que leur reconversion ne posera pas de problème. Une chose est sûre, cette décision s'inscrit en porte à faux avec l'esprit et à la lettre du nouveau partenariat pour le développement en Afrique (NEPAD).

Le ciment devient inaccessible
Fallait-il libéraliser le secteur des ciments?

Avec l'envolée des prix, la cascade de pénuries artificielles. Il y a lieu de se poser la question. Car au rythme où vont les choses, cette denrée devient inaccessible.
En l'absence de gardes fous pour maintenir des prix bas on finira par hypothéquer la politique nationale en matière d'habitat social.
Dans un pays en chantier et au moment où ailleurs les hausses des prix du ciment sont indexés sur le taux d'inflation, le " piment " national poursuit sa spirale haussière en toute impunité.
Avec la création de la MAFCI, les pouvoirs publics escomptaient augmenter la production, instiller une dose de concurrence dans le secteur qui devrait se traduire par une baisse des prix.
Mais à la surprise générale, les ententes illicites ont fonctionné et les cimentiers ont aligné leurs prix au grand mépris des consommateurs.
Pour modérer "l'appétit fou" des cimentiers, de nombreuses voix s'élèvent pour dénoncer les pratiques dans ce secteur et appellent les pouvoirs publics à demander aux producteurs de fixer les prix en tenant compte de l'évolution du pouvoir d'achat.
De certification en certification, le discours des PDG de nos cimenteries, qui projettent faire de l'export, ne captive plus grand monde. Tant les prix sont chers et le ciment inaccessible.

Internet
L'AFSIM s'estime lesée

"Mauritel nous oblige à payer un montant mensuel de 174000 Um sans contrat par une ligne spécialisée et ne nous fournit pas les 64 kilobits, nous ne recevons au mieux que 55 kbs, si ce n'est 32 kbs, d'où la médiocre qualité de la connexion dans nos cybers. nous sommes taxés sur la base de 5700 um par jour, alors qu'il y a des jours fériés où nous ne travaillons pas, et quand nous sommes en dérangemen, il nous faut courir chez les ATEC et puis vers le service Internet de Mauritel au cas où c'est un problème de serveur.
Le SETN qui est le département des nouvelles technologies et qui devait nous aider ne nous implique même pas dans la formation et les séminaires au moment où l'autorité de régulation qui devait être notre recours nous a écouté une fois et puis s'est détournée de nous"
Des propos qui illustrent le mécontentement des membres du bureau de l'AFSIM (Association des fournisseurs des services internet en Mauritanie).
A la question de savoir pourquoi ils ne partent pas exposer leurs doléances à la Mauritel, les membres de l'association répondent en chœur que la Mauritel leur répond invariablement qu'elle a largement dépassée la bande passante existante.
Pourquoi n'exigent-ils pas en tant qu'association du SETN de les impliquer, ils répondent que le SETN a ses préférences au sein des cybers.
Devant de tels circuits fermés, l'association lance un cri de détresse : sur les 34 cybercafés qui existaient à Nouakchott, seuls 12 sont actuellement en service. Une situation qui en dit long sur la tendance à la disparition des cybercafés( même si plusieurs le sont en raison des problèmes de gestion) au moment où l'orientation générale est à l'ouverture de plus de centres et à l'enracinement de la culture informatique et électronique au niveau national.
Et comme pour assombrir davantage le tableau, la Somelec de son coté se mêle elle aussi au chapelet de tracasseries égrenées, en appliquant un tarif "gros consommateur" aux cybercafés et le secrétaire général de l'AFSIM, M Moulaye Ahmed O Mohamed El Mehdi (notre photo), nous déclare, l'air amer: "nous payons la facture Mauritel, la facture Somelec, le loyer, les salaires et on oublie que nous sommes des micro-entreprises utiles à la société parce que nous diffusons le savoir et les connaissances.
Nous avons beaucoup investi dans ces micro-entreprises pour participer au développement du pays et vivre du fruit de notre labeur et le résultat est regrettable: on cherche à nous mettre des bâtons dans les roues "


N° : 393 du 28 Avril 2003