Lutte
contre la pauvreté
Transparence et concertation
C'est l'objectif que s'est assigné l'atelier de lancement du
projet de lutte contre la pauvreté en Aftout du Sud et le Karakoro
( PASK) ouvert lundi à Nouakchott au Novotel. En effet, cet atelier
a été organisé pour une plus grande cohérence
et une synergie entre les partenaires institutionnels et associatifs
ainsi que les bénéficiaires, en vue de les informer sur
les enjeux du développement et de lutte contre la pauvreté
dans cette zone endémique de la pauvreté qui se situe
au niveau de trois importants départements contigus et relevant
de trois wilayas différentes que sont Mbout , Kankossa et Ould
Yengé. Des départements peuplés de plus de 150000
habitants
Signalons que le coût global du projet est estimé à
23 millions de dollars et la durée d'exécution des travaux
est de 7 ans.
(Nous reviendrons sur le PASK avec plus de détails dans nos prochaines
livraisons).
Le
FP commémore les 730 jours de captivité de Chbih
Le parti du Front Populaire a organisé mardi 08 avril une journée
commémorative de deux ans de prison que vient de purger son Président
Ch'bih O. Cheikh Malaïnine. Plusieurs présidents de partis
politiques et personnalités de la société civile
ont assisté à cette rencontre où chacun a saisi
l'occasion pour dire toute son indignation face aux pratiques injustes
du pouvoir. On notait la présence des présidents du RFD,
de l'UFP, de l'APP, d'El Wihdeoui, de l'AJD mais également du
président du comité de crise pour la libération
de Ch'bih, Mohamed Elhafedh O. Kharchi, de l'avocat Brahim O. Ebetty,
du SG du Ribat Mohamed Jemil ould Mansour et plusieurs cadres de formation
politiques.
En marge de la commémoration, la condamnation de l'agression
contre l'Irak constituait un sujet récurrent durant cette rencontre.
Le vice président du Front Populaire Cheikh Ould M'haïmed
prenant la parole à cette occasion devait indiquer que l'ensemble
des militants du parti resteront mobilisés jusqu'à l'obtention
de la libération de leur président. Il a rappelé
en cette circonstance une idée chère à Ch'bih qui
est celle de l'union entre différents partis d'opposition appelant
ces partis à dépasser leurs clivages et à chercher
un terrain d'entente qui puisse unir leurs efforts. Des efforts qui
risques d'être vains, dira-t-il, si ces partis ne s'unissent pas.
Après lui, les présidents de partis prendront la parole
à commencer par Ahmed O. Daddah. Il est insupportable et insoutenable,
dira le président du RFD, qu'un chef de parti qui, de surcroît
est reconnu par le pouvoir, soit privé de sa liberté sans
aucun motif. Mieux que ça ajoute Ahmed, il existe des principes
qui, dès qu'ils sont violés, enlèvent tout son
sens à la vie en société. Il évoque parmi
ces principes, la liberté, la justice et la démocratie.
Des principes que nous avons perdu aujourd'hui selon le président
du RFD. Sur l'Irak, Ahmed O. Daddah visiblement choqué par tout
ce qui ce qu'endurent les populations de ce pays, aura du mal à
articuler les qualificatifs désignant l'atrocité américano-britannique.
Par contre sur les qualificatifs de la place qu'occupe l'Irak dans le
monde Arabe et musulman, les mots lui viendront sans difficulté.
L'Irak, capitale du monde musulman, pays de Haroun Arrachid, des mille
et une nuit, pays à civilisation riche, dira Ould Daddah vit
aujourd'hui sous les bombes.
Mohamed Ould Maouloud saluera pour sa part le politicien intelligent
et grand leader politique Ch'bih. Il fera remarquer la bravoure avec
laquelle son parti l'a soutenu et la reconnaissance aujourd'hui dans
tous les milieux politiques et au sein de l'opinion international de
l'affaire Ch'bih. Une victoire dira-t-il car ce que voulait le pouvoir
c'est que Ch'bih soit considéré un détenu de droit
commun. Le président de l'AJD d'El Wihdeoui et de l'APP auront
à leur tour des interventions forts intéressantes à
ce sujet et au sujet de l'Irak.
Bureaux
de change
Former pour renforcer les capacités
Les gérants des bureaux de change ont bénéficié
de l'organisation d'un atelier de formation qui a débuté
lundi à Nouakchott. L'objectif visé est de doter les gérants
des bureaux de change de connaissances dans les domaines des technologies
nouvelles, de l'organisation et de la gestion. Tout comme il permet
à ces acteurs de développement d'adapter leurs activités
à l'environnement international marqué par une rude concurrence.
Ainsi, la libéralisation des activités bancaires et financières
permettra de propulser la croissance de l'initiative privée dans
le cadre de l'économie de marché.
Enfin, les bureaux de change qui ont fait leur apparition à Nouakchott
en 1995, sont aujourd'hui pris près d'une centaine. Ils assurent
aux côtés des banques primaires, la disponibilisation des
devises aux voyageurs et la stabilité des cours. Notons que l'atelier
durera trois jours et espérons qu'il inculquera avant tout aux
bureaux de change l'esprit d'entreprise et une certaine dose de civismeparcequ'en
realité les déboires de l'ouguiya , c'est toujours eux.
Justice
Des droits sans frais
Tel est l'objectif poursuivi par l'organisation, lundi dernier, d'un
atelier technique sur la préparation d'un projet de loi relatif
à l'assistance juridique. Une fois adopté, le projet de
loi en question permettra aux populations les plus vulnérables
d'acquérir leurs droits sans avoir à dépenser les
charges liées souvent aux tribunaux et aux procédures
judiciaires. Notons que cette manifestation est le fruit de la collaboration
entre le ministère de la Justice et le Commissariat aux Droits
de l'Homme, à la Lutte contre la Pauvreté et à
l'Insertion. Il regroupe 48 participants issus des secteurs gouvernementaux
concernés par les affaires judiciaires et sociales, des ONGs
nationales et internationales ainsi que l'ordre national des avocats.
Equipements
Entretien des voiries de Nouakchott
Le programme arrêté pour l'année 2003 a été
lancé lundi par le ministre de l'Equipement et des Transports
M. Diabira Bakary. Il comprend la construction de 9 routes, la réhabilitation
de 5 autres et l'entretien de 38 axes dans l'ensemble des moughtaas
de la ville ainsi que la mise en place de 20 feux tricolores et de 45
panneaux de signalisation. Ce programme qui est financé sur le
budget de l'Etat pour une enveloppe de 442 millions d'ouguiyas, permettra
de préserver les investissements précédents dans
ce domaine, de desservir de nouveaux quartiers, de rendre plus fluide
le trafic et de le sécuriser davantage.
Fourrage
Une solution durable
C'est l'option qui a été choisie à travers l'inauguration,
lundi passé, d'une nouvelle usine de production d'aliments de
bétail à Nouakchott. Elle mettra à la disposition
des éleveurs nationaux une gamme variée d'aliments de
bétail d'origine céréalière (blé,
orge et arachides
). Tout comme elle stimulera la production agricole
pour ses besoins en matières premières. Réalisée
par les Grands Moulins de Mauritanie (GMM), cette usine a coûté
900 millions d'ouguiyas et utilise le meilleur matériel disponible
sur le marché mondial avec une technologie de pointe. C'est un
puissant outil de production au service de la Mauritanie de ses habitants
et de son cheptel. D'une capacité de 100.000 tonnes par an, elle
permettra de sécuriser encore davantage les approvisionnements
du pays dans cette denrée vitale.
La
cigarette incriminée
Cette année il y a eu choix d'un nouveau thème pour célébrer
la journée mondiale de la santé sous le titre " préparer
l'avenir, un environnement sain pour les enfants "
En effet, les enfants sont les plus grandes victimes de la cigarette en
ce sens qu'ils commencent de plus en plus tôt et que le plus souvent
en sont des consommateurs passifs. L'OMS souligne que chaque année,
plus de 5 millions d'enfants de moins de 14 ans perdent la vie, principalement
dans les pays en développement, des suites de maladies liées
à leur environnement, notamment la diarrhée, la malaria
de même que d'autres infections respiratoires aiguës. L'insalubrité
de l'eau, le manque d'hygiène, la pollution de l'air, les maladies
transmissibles, les risques chimiques et les traumatismes accidentels
constituent les six risques environnementaux auxquels l'organisation onusienne
compte s'attaquer en priorité. Pour cela, cette journée
est instituée pour attirer l'attention sur les dangers qui menacent
les enfants dans leur environnement et de mobiliser l'opinion publique
pour les en protéger.
Vaccination
Maintenir les performances acquises
Telle est l'objectif poursuivi à travers la nouvelle campagne
de vaccination qui a démarré dimanche dernier à
Nouakchott. Touchant les enfants de 0 à 2 ans et les femmes en
âge de procréer âgées entre 14 et 45 ans,
cette campagne vise à maintenir un niveau élevé
de couverture vaccinale. Pour la réussite de cette campagne multi-antigènes,
la délégation régionale pour la promotion sanitaire
et sociale de Nouakchott (DRPSS) adopte une stratégie à
trois dimensions : celle fixe qui s'opère par le biais des centres
de santé, celle mobile pour laquelle des véhicules sillonnent
les endroits les plus éloignés et celle du porte-à-porte
qui vise à toucher les populations dans leurs foyers. Notons
que la vaccination concerne les six maladies ciblées par le programme
élargi de vaccination (PEV) à savoir la poliomyélite,
la diphtérie, la coqueluche, la rougeole, le tétanos et
la tuberculose en plus de tétanos néonatal chez les femmes.
Rappelons que le taux de couverture pour l'année 2002 dans les
10 campagnes organisées, dépasse les 100%. Actuellement
le taux de couverture vaccinale nationale atteint les 83%. Cette performance
a valu à notre pays les félicitations de la 5ème
réunion inter-pays sur l'initiative vaccinale en Afrique qui
s'est tenue du 31 au 3 avril à Nouakchott
SIDA
Encouragements de la Banque mondiale
Une mission de la Banque mondiale, conduite par M. Serge Thuneck chargé
du programmes multi-sectoriels de lutte contre le Sida au sein de la
Banque mondiale (MAP) visite actuellement notre pays depuis dimanche.
Elle a été reçue par le ministre de la Santé
et des Affaires Sociales auquel, elle lui a fait part des félicitations
de la Banque mondiale pour les efforts accomplis par le gouvernement
mauritanien en faveur de la lutte contre le Sida et le rassurer du soutien
de l'institution.
Notons que la mission de la Banque séjournera dans notre pays
jusqu'au 18 avril courant pour une évaluation comprenant deux
volets. Le premier d'ordre technique avec le secrétaire exécutif
du comité national de lutte contre le Sida tandis que le deuxième
est d'ordre politique à travers des rencontres avec les membres
du gouvernement.
Enfin, la renégociation du projet MAP aura lieu en mi-mai et
son passage au conseil d'administration pour l'adoption est prévu
au mois de juin prochain. Auparavant, la même délégation
a été reçue par le ministre des affaires économiques
conomie et du Développement.
Transports
Un Projet de pont sur le fleuve sénégal
Les gouvernements sénégalais et marocain ont confirmé,
le 19 mars, leur volonté de solliciter un financement conjoint
auprès du Japon pour la construction du pont de Rosso au-dessus
du fleuve Sénégal, une information publiée par
l'Intelligent dans son édition du 30 mars 2003. Notre confrère
rapporte également que ce projet intervient dans le cadre de
la réalisation de la route côtière Dakar-Tanger,
via la Mauritanie. En visite à Rabat pour quatre jours, le ministre
sénégalais des Infrastructures, des Transports et de l'Équipement
Mamadou Seck, et son homologue marocain Karimel-Ghalleb, ont réaffirmé
la volonté de leurs deux pays de voir se concrétiser la
réalisation de cet axe routier dont le pont sans péage
de Rosso constitue pour l'instant le "maillon manquant". La
Mauritanie a en effet obtenu un financement pour le bitumage du tronçon
de 500 km entre Nouakchott et Nouadhibou, près de la frontière
avec le Maroc, dont l'achèvement est prévu pour 2005.Au
cas où le projet en question voit le jour il aura le mérite
de mettre un terme à la dépendance du trafic vis à
vis des bacs en service actuellement au niveau de Rosso et qui sont
surtout de plus en plus comparés à des "Djoolas"
potentiels.
Coopération
Accord sur les investissements et assistance alimentaire
La Mauritanie et l'Italie ont signé un accord de protection et
de promotion de leurs investissements, a annoncé dimanche à
Nouakchott le sous-secrétaire d'Etat italien aux Affaires étrangères
chargé des relations avec les pays africains, M Alfredo Luigi
Mantica. En vertu de cet accord, le gouvernement italien encouragera
le secteur privé de son pays à investir en Mauritanie
dans les secteurs du pétrole, de la pêche et du tourisme,
a indiqué à la presse M. Mantica à l'issue d'un
entretien qu'il avait eu avec le président Ould Taya.
L'accord de promotion et de protection des investissements en capital
a été
signé samedi par le ministre des Affaires économiques,
Mohamed Ould Nany, et le responsable italien, arrivé le même
jour à Nouakchott pour une visite de travail consacrée
à la coopération entre les deux pays dans le domaine économique.
Alfredo Luigi Mantica, qui avait remis le même jour un don de
4.300 tonnes de riz d'une valeur estimée à 1,5 million
d'euros pour les victimes de la sécheresse, a promis dimanche
que son pays "maintiendra ses engagements envers la Mauritanie
pour les trois prochaines années, notamment dans le domaine de
la lutte contre la pauvreté".
Selon lui, Nouakchott joue un "rôle-clef" dans la politique
africaine del'Italie de par sa position charnière entre les mondes
arabe et africain et,a-t-il ajouté, "les grandes réalisations
(...) accomplies dans les domaines de la libéralisation économique
et du développement des institutions démocratiques".
Le don alimentaire italien sera distribué gratuitement aux populations
les plus touchées ou vendu à des "prix sociaux"
pour financer de petits projets générateurs de revenus
en milieu rural, d'après le Commissaire à la sécurité
alimentaire, M Sidi Mohamed Ould Biyé.
La Mauritanie avait lancé en septembre 2002 un appel à
l'aide internationale pour faire face aux conséquences de la
sécheresse. Selon le Commissariat à la sécurité
alimentaire , le pays aura besoin de quelque 72.000tonnes de céréales
en 2003 pour près d'un million de personnes menacées de
famine.