Guerre
du Petrole Telles les hordes de Genkhis Khan en 1254, les chars M1 Abrahams et les avions de combats n'ont pas fait de différence entre objectifs civils et militaires , bâtiments administratifs ou quartiers résidentiels et enfin miliciens ou simples journalistes. D'ailleurs plusieurs responsables de médias estiment suite au bombardement des bureaux de deux chaînes arabes, (Al-Jazira et Abu Dhabi TV, et de l'hôtel Palestine, résidence de nombreux journalistes étrangers) que les Etats-Unis cherchent à réduire au silence les organes de presse non-américains pour imposer leur propre vision d'une guerre de plus en plus deguelasse.
Mais le CICR s'inquiète également de la pénurie d'eau et d'électricité à laquelle sont confrontés les hôpitaux de Bagdad. "Ils ont très peu de courant, quand ils en ont. Ce matin, par exemple, ils fonctionnaient entièrement grâce à des groupes électrogènes", a expliqué le porte-parole de la Croix-Rouge. Les représentants de la Croix-Rouge ont constaté lundi les terribles conditions de travail à l'hôpital Kindi de Bagdad, le seul où ils aient pu se rendre au milieu des combats en ville. Les médecins ont fait état d'un afflux de blessés et d'une pénurie de produits anesthésiques et de matériel. Au cours des dernières 24 heures, Kindi a reçu 124 blessés et quatre corps. Mine de rien l'après-saddam Mine de rien et sans quelconques regrets par rapport au désastre humanitaire occasionné par la guerre, Bush et Blair se sont entretenus de l'après-guerre d'Irak en Ulster. "Nous ferons en sorte, le plus tôt possible, que les responsabilités gouvernementales soient placées entre les mains d'une administration provisoire composée d'Irakiens de l'intérieur comme de l'extérieur du pays", a dit le président américain avant de repartir pour Washington. "L'administration provisoire sera en place jusqu'à ce que le peuple irakien puisse choisir un véritable gouvernement." A Bagdad, où des colonnes de fumée s'élevaient au-dessus de ministères et d'autres bâtiments officiels bombardés, ainsi que les quartiers résidentiels les perspectives de reconstruction sont encore loin Blair a déclaré que le chef de la Maison blanche et lui étaient convenus que l'Onu devait jouer "un rôle essentiel dans la reconstruction de l'Irak". NAGAZAKI II Lundi soir, des avions américains avaient lâché plusieurs bombes de 900 kilos sur un immeuble du quartier El Mansour. D'après des témoins, deux bâtiments ont été détruits et quatre autres très endommagés dans cette opération, qui aurait fait neuf morts et quatre blessés selon des sources proches de l'armée américaine ce qui doit amener à penser que les victimes étaient mille fois supérieurs au chiffre avancé.. Dans le Sud, où l'armée britannique a déclaré contrôler Basra depuis lundi, un porte-parole militaire a annoncé la mise en place prochaine d'une nouvelle administration provinciale avec le concours d'un chef de tribu locale. Des habitants ont néanmoins demandé aux forces britanniques de mettre fin aux pillages. Dans le nord de l'Irak, l'aviation américaine a bombardé intensément des positions irakiennes dans la ville pétrolière de Kirkouk, mais les forces kurdes déployées au sol n'ont signalé que peu de progrès sur le front. L'Onu veut être associé Le secrétaire général des Nations Unies, Kofi Annan, a entamé lundi de manuvres diplomatiques pour qu'un rôle de premier plan soit reconnu à l'organisation internationale dans l'après-guerre en Irak. M. Annan, se rendra cette semaine à Londres, Paris, Berlin et Moscou pour "poursuivre ses discussions sur l'Irak" avec le Premier ministre britannique Tony Blair, le président français Jacques Chirac, le chancelier allemand Gerhard Schroeder et le chef de l'Etat russe, Vladimir Poutine. Le secrétaire général a également informé lundi le Conseil de sécurité de la nomination d'un haut-fonctionnaire qui sera chargé de coordonner les discussions "sur les différents scénarios impliquant l'Onu" en Irak après le conflit. "L'implication des Nations Unies, a-t-il déclaré, apporte la légitimité qui est nécessaire dans le pays, dans la région, ainsi que vis-à-vis des autres peuples du monde". L'intervention des Etats-Unis en Irak a été largement condamnée par la communauté internationale, et Washington et Londres ne sont pas parvenus à obtenir des Nations Unies la résolution qu'ils souhaitaient autorisant formellement le recours à la force. Pour les "faucons" de l'administration américaine, ce refus justifie leur volonté de n'accorder, au mieux, qu'un rôle subordonné à l'Onu en Irak après le conflit. Washington a ainsi décidé de confier l'administration du "nouvel" Irak à un général américain à la retraite, Jay Garner, rattaché au Pentagone, "jusqu'à ce qu'un gouvernement permanent soit établi par le peuple irakien". Quand sera-t-il établi? Washington n'a pas répondu. Soutien
au peuple Irakien Marche
du Front Uni de l'Opposition Première
victime mauritanienne en Irak
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