Communauté
Urbaine de Nouakchott
Les conseillers de lopposition
protestent
Par
Cheikh Sall
Les conseillers
municipaux de lopposition sont mécontents et ils entendent
lexprimer. Réunis récemment, ils ont décidé
de rendre public lensemble des correspondances transmises jusquici
aux autorités, dont la présidence de la République.
Ce précédent intervient après un bras de fer qui
sest déclaré la semaine dernière entre le président
de la Communauté Urbaine et les conseillers de lopposition.
| A
lorigine du différend, la décision de Didi Ould
Bounaama (notre photo) dinsérer dans lordre du
jour, de la session extraordinaire quil a convoquée,
des questions restées en suspens lors de la dernière
session ordinaire du conseil. Pour ses vis à vis, cette façon
dagir contredit les textes doù leur refus de
se présenter à la session extraordinaire. |

Didi O. Bounaama |
Dans la foulée,
le président de la Communauté Urbaine organise un point
de presse et déclare que les conseillers de lopposition cherchent
à créer des blocages alors que tout est mis à leur
disposition pour mener à bien leur mission. Il cite notamment ces
adjoints, Eïde Ould Athig et Nana Mint Cheikhna pour dire que la
communauté leur disponibilise les moyens quil faut (véhicules
personnels, moyens matériels
).
Au même moment, les conseillers de lopposition organisent
un point de presse et répondent que leur président agit
comme sil était le seul décideur. Ils évoquent
la levée de séance unilatérale décidée
par celui-ci, lors de la session ordinaire, indiquent que ses adjoints
sont tenus à lécart des dossiers.
Lors de son dernier voyage en Chine, par exemple, cest fut le troisième
adjoint, Cheikh Ould Maaloum qui a été désigné
par le président de la Communauté comme intérimaire,
alors que le premier et le second étaient sur place.
Ainsi, bien que le quorum nait pas été obtenu, le
conseil sest réuni en session extraordinaire, les textes
permettant cette possibilité. Mais la crise semble prendre forme
et les conseillers municipaux de lopposition promettent de ne pas
rester les mains croisées.
Assistance
Alimentaire
Le PAM répond à l'appel
Le PAM a fait don dimanche 9 février à notre pays de 5.297
tonnes de blé représentant sa contribution au plan d'urgence
du CSA. Le don a été réceptionné par le
commissaire adjoint à la sécurité alimentaire (CSA),
M. Sidaty Ould Tar, des mains de M. Philippe Guyon, représentant
du PAM en Mauritanie.
Dans un mot prononcé lors de la cérémonie de réception,
le commissaire adjoint a souligné que ce don est de nature à
renforcer les efforts du gouvernement dans le cadre du plan d'urgence
pour l'année 2003 visant à surmonter les problèmes
alimentaires résultant du déficit de la production provoqué
par la mauvaise pluviométrie enregistrée cette année.
Il a ensuite remercié, au nom du gouvernement, le PAM ainsi que
la RFA, Le Royaume d'Espagne et de Suède qui ont répondu
aux demandes du PAM en faveur de notre pays.
Pour sa part, le représentant du PAM a souligné qu'à
la suite de la situation difficile engendrée par la mauvaise
pluviométrie cette année et le déficit de production
attendu le PAM a conçu sur la demande des autorités mauritaniennes
un programme d'urgence en faveur des populations nécessiteuses.
En appui à ce programme, a-t-il poursuivi, les gouvernements
de RFA et des Royaumes d'Espagne et de Suède ont mis ces 5.297
tonnes de blé à la disposition du Programme alimentaires
mondiales.
Manantali
A quand les résultats?
Le raccordement de la Mauritanie au réseau électrique
de Manantali avait connu un retard considérable. Ce retard avait
entraîné de sérieux remous au sein de la structure
qui avait en charge lexécution de ce projet.
Depuis novembre dernier, la capitale est officiellement alimentée
en électricité, à partir de louvrage de lOMVS.
Et les abonnés ont attendu avec soif les factures, espérant
sans doute que la bonne nouvelles sera accompagnée de réductions
sensibles. Mais, quatre mois après larrivée de lénergie
tant attendue, aucun allègement ne fut perceptible. Une source
proche du service technique de la société, indique que
les capacités utilisées jusquici ne dépassent
guère les 50%, faute de certaines dispositions qui nont
pas été encore prises.
Ainsi, la capitale continue dêtre alimentée à
moitié par les générateurs et à moitié
par lénergie de Manantali. Cette situation, si elle devait
perdurer, donnerait vraiment lieu à se demander à quoi
bon sempresser à drainer lélectricité
si ceci ne se reflète pas sur les montants excessifs des factures?
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N°
: 352 du 10 février 2003
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