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Agression à Teyarett resoud une énigme à Néma
La Land Cruiser de la médecin En arrêtant des agresseurs de Teyarett les 3 et 5 novembre derniers, les policiers ne pensaient pas pouvoir résoudre ici à Nouakchott, l'énigme du crime commis le 30 octobre à Néma. Un crime odieux à l'issue duquel, Seidel, une médecin autrichienne engagée depuis deux décennies dans l'humanitaire au profit de nos populations, avait trouvé la mort. Les bandits après l'avoir assommé et ligoté lui avaient pris son véhicule Toyota Land Cruiser sur lequel ils ont mis des plaques d'immatriculation militaire pour pouvoir franchir les postes de contrôle de Nema à …Nouakchott. Récit.

Tout est parti d'un braquage à Nouakchott
Jeudi soir, 3 novembre 2005, jour de la fête d'Aid El Fitr, aux environs de 23 h, L. Ould M. El Mamy était venu porter à la connaissance du commissariat de Teyarett n°2 qu'il venait d'être victime d'un braquage à main armée. L. était accompagné d'une dame à la sortie nord de Teyarett 2 (quartier Amouratt), quand trois individus à bord d'une Toyota Land Cruiser se sont rués sur lui, et sous la menace d'une arme à feu, l'ont ligoté. Ils lui ont pris son boubou, 17 000 UM, deux téléphones portables, ainsi que sa voiture dans laquelle ils ont embarqué la malheureuse dame. C'est bien plus tard que L. avait réussi à se débarrasser de ses liens pour courir vers le plus proche poste de police : le commissariat Teyarett 2. L'information a donc été portée à la hiérarchie de la police et l'ordre a été donné de chercher et d'arrêter les suspects.

Selon les sources de la Police, aux environs d'une 1H du matin de la même nuit, une équipe de policiers a repéré la voiture suspecte. Ils ordonnent au véhicule de s'arrêter mais ses occupants refuseront et videront le compteur. Une course-poursuite est alors engagée entre les bandits et les policiers. Parvenue au niveau du quartier Dar El Barka, la voiture des fugitifs percute une jeune fille qui dormait sous une tente. Sans se soucier, les fugitifs fonceront de nouveau. Les policiers demanderont à leur hiérarchie l'ordre de tirer sur le véhicule. " Tirez sur les pneus!" leur dira le Directeur régional de la surêté qui dirigeait l'opération. Un policier brandit son arme et tire sur un pneu de la voiture, qui s'immobilisa. Privés de leur véhicule les bandits poursuivent leurs randonnées à pied. Après une course poursuite l'un des fuyards répondant au nom de Mohamed Salem Ould Ahmed natif de 1986 à Nouakchott est rattrapé et maîtrisé par les flics.
Les policiers interrompent la poursuite et reviennent pour secourir la jeune femme (Maimouna, née en 1993 à Nouakchott) Percutée par le véhicule Ramenée à l'hôpital national, un médecin après un premier diagnostic, dira que sa vie n'était pas en danger, malgré la gravité des blessures et le poids choc psychologique dont elle a été victime.
Arrestation du cerveau et des membres de la bande
Après l'arrestation d'un membre de la bande les choses vont aller vite. Une journée après, la police arrête un deuxième membre de la bande : Sidi Mohamed Ould Horma, né en 1986 à Nouakchott. Dans la journée 05 novembre, des policiers du commissariat de Teyarett 2 ont arrêté le chef de la bande Cheikhna Thioub né en 1977 à Nouakchott. C'était lui qui conduisait la Land Cruiser au moment de la course poursuite. Et c'est lui semble-t-il qui fut utilisé comme témoin à charge dans le procès de Chbih Ould Cheikh Melainine en 2001. La Land Cruiser appartient en effet à Seidel, une médecin autrichienne engagée depuis deux décennies dans l'humanitaire chez nous. Elle résidait à Nema et a trouvé la mort suite à l'agression dans laquelle son véhicule lui avait été subtilisé le 30 octobre à Nema, à 1200 kilomètres de Nouakchott. La même soirée du 30 octobre, le véhicule avait fait le plein en Gazoil à Kiffa dans une station et a démarré sur des chapeaux de roue sans payer le pompiste. Le véhicule volé fort de ses fausses plaques d'immatriculation militaire qui l'immunisent à ce qui se voit des contrôles, avait continué sa course jusqu'à Nouakchott. Ses occupants ont-ils commis d'autres crimes en cours de route ? L'enquête le dira. Cependant les investigations en cours ont déjà démontré que Cheikhna Thioub et son complice Mohamed Mahmoud Ould Zeine né en 1981 à Nouakchott, sont, tous les deux, ceux là même qui ont été à l'origine de la mort du médecin (Mme Seidel). Comment avaient ils procédé ? Ils s'étaient présentés à son domicile à Néma pour demander une consultation médicale. Pendant que la médecin âgée de plus de 80 ans enfilait son appareil de prise de tension elle reçut un coup sur la tête et fut ligotée dans sa maison.
A noter enfin, que le troisième membre de la bande Mohamed Mahmoud Ould Zeine principal complice de Cheikhna Thioub dans le crime de Néma, a été lui aussi arrêté alors qu'il était caché dans l'une de ses planques à Nouakchott.
L'arme à feu utilisée par la bande appartient à un agriculteur qui réside à 15 km au nord de Nouakchott et répond au nom de Mohamed Ould Bilal. Il est natif né en 1950 à Atar. Ce dernier s'était lié d'amitié avec la bande à qui il aurait prêté l'arme pour tuer les chacals errants dans la zone de son champ.
Toujours est-il que la bande faisait de son champ une cache où elle passait la journée, et où elle attendait la nuit pour descendre à Nouakchott commettre des crimes.
Mohamed Ould Bilal a été arrêté lui aussi, et l'arme à feu de type " Mass 1936 " a été retrouvée après que Cheikhna Thioub l'eut enterrée au bas d'un mur à Dar El Barka.
IOM

Processus de transition
Faut-il revoir le calendrier électoral ?

Le référendum sur l'adoption de la constitution de juillet 1991 a été suivi par les élections présidentielles. Le processus de transition en cours sera, lui, clôturé par le choix du président de la République. Avant d'élire celui qui va présider à leur destinée, les mauritaniens éliront d'abord leurs maires, sénateurs et députés avant 2007. Un calendrier électoral ainsi conçu, peut-il avoir des incidences sur les électeurs ? Le futur président de la République pourrait-il être issu d'une formation politique minoritaire à l'assemblée nationale ou au sénat ?

Les municipales, test grandeur nature
En 1992, l'opposition à Ould Taya et à son parti, le PRDS, avait totalisé environ 35% des suffrages aux présidentielles en dépit de la "fraude". D'aucuns pensaient que dans la foulée de ce score honorable, elle allait se présenter aux législatives. Mais, pour défaut de garantie sur la transparence, elle a choisi le boycott. Résultat : l'assemblée nationale, censée renfermer toutes les voix discordantes des différentes sensibilités a fait ses premiers pas dans un monolithisme appauvrissant.
Pour les futures élections au cours de la transition, les municipales auront lieu juste après le référendum. Elles seraient une sorte de test grandeur nature pour les différentes formations et hommes politiques. Le parti qui sortira vainqueur de ces municipales sera, de l'avis de certains observateurs, en pôle position pour les législatives et présidentielles. Les tenants de cette thèse vont du fait que les mauritaniens, malgré la transition, le départ de Taya, les déboires du PRDS… gardent au fond d'eux-mêmes une très forte propension à se ranger du côté des forts, de ceux qui tiennent le bâton, du coté du pouvoir. Il serait exagéré de parler d'opportunisme congénital mais, après 45 ans de monopartisme avec son corollaire de clientélisme et de politique du ventre, se positionner du côté des potentiels vainqueurs est devenu une sorte de seconde nature. Le mot d'ordre de certains barons du PRDS de la vallée est, d'ailleurs, " Paddé ha mine n'ganda to dololé ketti " Autrement dit, " attendez qu'on sache de quelle coté se trouve le plus fort ". Il n'est pas exclu donc que le parti qui sortira majoritaire à l'issue des municipales connaisse une ruée de ceux qui ne cherchent qu'à être avec le pouvoir, quelle que soit sa couleur.

Une scène politique éclatée
Cependant, la classe politique est actuellement si éclatée, si illisible qu'il serait hasardeux de pronostiquer sur le futur vainqueur de ces élections municipales. Compte tenu des conditions dans lesquelles elles se déroulaient, les élections d'avant 3 août ne sauraient tenir lieu de base de référence. Le PRDS, présenté comme le seul parti ayant une assise sur l'ensemble du territoire national, lutte actuellement pour sa survie. L'APP, l'UFP, le RFD ne font le plein de sympathisants qu'à Nouakchott et dans quelques grands centres urbains.
Ils sont quasiment inconnus de la Mauritanie rurale. Le tout nouveau Renouveau Démocratique cherche en vain à se construire sur les cendres d'un PRDS agonisant. Quant aux islamistes, après le rejet définitif du PCD, ils continuent à s'adonner à leur sport favori : la recherche d'un parti politique refuge. Dans ces conditions, seule, selon certains, une coalition de partis serait à mesure d'obtenir au moins 40 à 50% de l'électorat. Dans sa récente interview à Nouakchott-Info, le leader du Front Populaire, Chbih Ould Cheikh Melaïnine, avait dit n'envisager une alliance avec une autre formation politique que face à un challenge. Il est fort probable qu'il ne soit pas le seul à le faire. La faiblesse des partis politiques est telle actuellement qu'il serait suicidaire pour eux de tenter de faire cavalier seul. Il n'est donc pas exclu que le débat politique des mois à venir soit dominé par des négociations en vue d'alliances et de contre-alliances.
Le scénario "aucun parti majoritaire à l'issue des municipales " pourrait se reproduire aux législatives. On se retrouverait alors avec une assemblée nationale composée d'une dizaine de partis de force à peu près égale. A l'issue des journées nationales de concertation, il a été recommandé un futur président de la République non membre des instances dirigeantes d'un parti. Mais, ce président, sans être Secrétaire Général ou premier Secrétaire sera quand même issu d'une formation politique qui le portera au pouvoir. Il ne pourra donc pas dire à ceux qui l'ont aidé à accéder au palais : " merci d'avoir voté pour moi, je n'ai plus besoin de vous ". Un président de la République élu, face à une assemblée nationale éclatée, sera obligé de gouverner avec une coalition de partis qui prendra corps après des négociations.

Scénario d'une cohabitation
Un dernier scénario, moins probable, peut se présenter. Le futur président pourrait être issu d'une formation politique minoritaire à l'assemblée nationale. Il sera tout simplement dans l'obligation de choisir son Premier ministre au sein du parti majoritaire dans cette assemblée. Ça sera une entrée en matière sous le signe de la cohabitation. En effet, malgré les pouvoirs exorbitants du président de la République dans le régime semi-présidentiel prévu, il ne peut gouverner sans le soutien du parlement. Le premier gouvernement d'après transition peut donc naître dans une véritable crise des institutions. En effet, les situations de cohabitation se traduisent, comme en France pendant les périodes Chirac-Mitterrand ou Jospin-Chirac, par un affaiblissement du président de la République au profit du Premier ministre, une sorte de glissement du régime semi-présidentiel vers un parlementarisme mal maîtrisé. Pour éviter cette situation qui, au Niger, il y a quelques années avait débouché sur un coup d'Etat, n'est-il pas souhaitable de procéder aux présidentielles avant les législatives ? Un Président de la République, fort du suffrage universel dont il a bénéficié, pourrait user de son influence, de son aura pour aider sa formation politique à remporter la majorité des sièges à l'assemblée nationale.
Khalilou.B.Diagana
khalioubi@yahoo.fr

CGTM :
La syndicalisation des femmes dans
un contexte musulman

La CGTM organise, du 7 au 11 novembre courant, au Centre de formation pour la formation féminine de Nouakchott, en collaboration avec la CGSLB/MSI de Belgique, une table ronde internationale sur la problématique de la syndicalisation des femmes dans un contexte musulman.
Participent à cette rencontre des représentantes de centrales syndicales de la CGSLB/MSI de Belgique, de l'UNSAS et de la CNTS du Sénégal et de l'ONSL et de la CSB du Burkina Faso aux côtés de femmes mauritaniennes de la CGTM et de la CNSS. Cette table ronde rentre dans le cadre du projet MSI en Mauritanie dont le comité de pilotage animera cet atelier de trois jours dont la première journée sera consacrée à la syndicalisation des femmes dans un contexte musulman, la deuxième journée à l'expérience de la CGTM en gestion de projet de femmes et la dernière journée à l'adoption du document de synthèse de l'atelier élaboré par une commission composée des différents pays participants.
La cérémonie de lancement de cette table ronde se déroulera en présence du Secrétaire général de CGTM, Mohamed Abdallahi Ould Nahah, entouré de ses plus proches collaboratrices notamment Lalla Aicha Sy, de la CGSLB et de représentants des départements de tutelle, à savoir le Ministère de la Fonction Publique et de l'Emploi et le Secrétariat d'Etat à la Condition Féminine.
Dans son mot d'ouverture des travaux de cette table ronde, le représentant du Ministère de la Fonction Publique et de l'Emploi, M. Khaled devait rappeler que "notre pays attache une grande importance à la formation de façon générale, en particulier celle des femmes avant de souhaiter que les présentations des uns et des autres ainsi que les débats qui les suivront, profiteront aux participantes étrangères qui découvriront les expériences de leurs sœurs mauritaniennes. " Auparavant, Mme Mina, la représentante du Secrétariat d'Etat à la Condition Féminine s'attardera sur la place de la femme dans la société musulmane, rappelant ainsi quelques hadith (paroles du Prophète PSL) au sujet de la contribution de la femme dans l'édification de la Nation.
La table ronde qui s'inscrit dans la continuité de celles tenues respectivement à Ouagadougou en mai 2004 et à Gang (Belgique) en octobre 2004 vise à faire un échange d'expériences susceptible de renforcer les connaissances et les compétences des femmes syndicalisées musulmanes et/ou confrontées à la problématique de syndicalisation dans un contexte musulman.
Selon Mme Dayamba, représentante de la Centrale Syndicale Burkinabé (CSLB) "nous sommes invitées à la table ronde des femmes de la CGTM pour partager les expériences que nous vivons et les difficultés dans le syndicalisme des femmes ainsi que les succès dans le domaine afin de nous compléter, car nous pouvons tirer leçon des expériences des unes et des autres pour bâtir un syndicalisme nouveau. Même son de cloche chez Mrabtifi de la CGSLB de Belgique qui s'attend à ce que ces échanges soient très riches.
Mohamed Ould Khattat


Politique:
" PRDS-Dallas" ou le feuilleton de l'été 2005

La scène politique nationale vit depuis, le 3 août, à l'heure des rebondissements du PRDS, devenu véritable feuilleton de l'été 2005, où les nombreux membres de la famille, qui faisaient la pluie et le beau temps et affichaient une cohésion sans faille, s'entretuent aujourd'hui pour garder l'héritage d'un père sur lequel ils n'ont ni versé des larmes ni jeté des fleurs, un peu comme s'ils étaient heureux d'en être débarrassés par cette Providence.
La sagesse des "aînés", si on ose parler de sagesse, les conduira à tenter, lors de la grande réunion familiale de septembre, dite "journées de réflexion du PRDS ", de conjurer le mauvais sort et la malédiction qui les frappa en ce 3 août. Mais le bureau exécutif qui afficha une grande unité se révèlera un "JR" (l'affreux du feuilleton américain Dallas) dont personne ne veut et la montagne accouchera d'une souris, les journées de réflexion donnant l'occasion aux rénovateurs, en "Bobby" (le petit frère douillet de "JR"), de se montrer au grand jour et de s'imposer comme étant les hommes du changement profond au sein du Parti. Pourtant, le Parti avait réuni pour ces journées de réflexion un monde fou et chacun crût comprendre que le PRDS était plus que jamais uni, fort et indéboulonnable. Mais le mécontentement de "Bobby", qui était dans son droit et accompagnait l'air du temps ira grandissant. Un malheur ne venant jamais seul, les limogeages qui se feront dans l'administration toucheront de plein fouet les cadres du PRDS à la place desquels d'autres issus des rangs de l'opposition viendront s'installer. Le PRDS encaisse le coup et poursuit "ses réflexions" pour préparer son congrès du 21 octobre au cours duquel il devra élire son nouveau leader et ses instances dirigeantes, notamment son conseil national et son comité exécutif. Entre-temps, "Bobby" (les rénovateurs) multiplie les sorties médiatiques, l'abcès gonfle et prend forme en faisant les yeux doux au CMJD. Habile calculateur, "JR" (la vieille garde) invite les congressistes dont il évite certains pour, enfin, organiser le congrès tant attendu dans un climat de suspicion et de méfiance extrême où les irrégularités seront incalculables, le Secrétaire Général ne présentant pas son rapport financier alors qu'il est obligatoire en de telles circonstances de recréation du Parti et les compromis passés avec les chefs tribaux ou les porteurs de voix au Congrès faisant passer le Conseil National de 79 membres à 280 après l'élection d'un bureau de désignation de cinq membres dont trois ne sont pas membres du congrès. En boucle, le PRDS change de nom pour s'appeler le PRDR. "JR" (la vieille garde) croit avoir réussi son tour de magie mais c'était sans compter sur la détermination de "Bobby" (les rénovateurs) qui sortira un recours en justice des plus inattendus, car le PRDS ne pensait pas qu'un jour il affrontera les juges. Et quels juges puisque le Parti ne sera pas seulement frappé par une mesure de suspension des travaux du Congrès mais également d'ordonnance de saisie conservatoire de biens meubles et immeubles et exige la présentation d'un inventaire de ses biens et des relevés de comptes bancaires.
Ainsi, au cours de cette grande tombola du Congrès d'octobre, on aura droit à un conflit de génération sans précédent certes, mais, qui, en réalité, cache mal la course au pétrole dans un avenir très proche. Je m'explique : le pays est dans une phase de transition démocratique où les partis politiques, chacun en a la conviction et l'espère, devront jouer dans la transparence totale et récolter ce qu'ils auront semé. Or, personne ne conteste que le fait que le PRDS soit le parti le plus implanté sur l'étendue du territoire national, donc le plus structuré et le plus à même de rafler les mises. C'est aussi, partant de cette définition, le plus à même de garantir le relais de la transition, une fois celle-ci achevée, par l'élection d'un président de la République démocratiquement élu, sous la bannière, sans doute du PRDS ; ceci expliquant cela. D'ici, là la Mauritanie sera un pays pétrolier et donc le PRDS sera le Parti au Pétrole parce que le Parti au Pouvoir.
En jetant un coup d'œil attentif à ce conflit de génération, on se rend compte que les rôles dans ce feuilleton ne se jouent pas forcément entre "JR" (la vieille garde) et "Bobby" (les rénovateurs), mais plutôt entre ceux qui avaient tout programmé pour le pétrole avant le 3 août 2005 et ceux qui seront là demain, si ce n'est déjà aujourd'hui.
Mohamed Ould Khattat

Affaire PRDS :
Les avocats du PRDS interjettent appel

Les avocats constitués par le Prds dans l'affaire opposant ce parti à certains de ses membres, ont déposé lundi 7 novembre une requête en appel contre l'ordonnance de saisie conservatoire, rendue par le président du tribunal administratif.
Ces derniers souhaitent que la Cour d'appel ordonne la suspension de l'exécution en attendant qu'elle se prononce sur le fond du dossier.
Un recours ordinaire octroyé par la loi à tous les justiciables qui s'estiment lésés par une décision et qui veulent obtenir sa révision. Mais la Cour d'appel, devant laquelle existe déjà un appel en vue de l'annulation de la première ordonnance rendue par le tribunal administratif, n'a pas encore répondu et dispose d'un délai de huit jours pour le faire.
En attendant, l'ordonnance continue d'être exécutée par l'huissier, car le recours en appel n'arrête pas l'exécution des décisions..
La bataille judiciaire pourrait être longue et le parti empêché de se réunir durant toute cette période, à moins que la volonté politique de ses dirigeants ne viennent changer la donne en trouvant un terrain d'entente hors du débat judiciaire. Le droit et la politique ne faisant pas bon ménage, il semble difficile que la solution souhaitée par les uns et les autres puisse provenir du palais de justice.


N° : 874 du 08 Nov. 2005